Ce n’est pas inéluctable !

Posté par foassurances le 11 juin 2008

Retour à l'accueil  On veut nous présenter comme inéluctable le passage à 41 ans de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Or notre confédération a avancé des arguments incontestables pour démontrer qu’il n’en est rien. Mais c’est le soutien de la CFDT (avec « l’opposition raisonnable » de la CGT) qui seul permet au gouvernement et au MEDEF de donner consistance à leur plan. Il en est de même pour ce qui concerne la liberté syndicale, la hiérarchie des normes et le principe de faveur, les conventions de branche et la durée légale du travail. C’est la position commune MEDEF, CGT et CFDT qui ouvre la brèche politique qui permet au gouvernement de tout remettre en cause.

Et dans notre profession, nous avons subi, il y a maintenant plus de 10 ans la fermeture de la CREPPSA, notre caisse de retraite professionnelle alors qu’elle disposait de près de 4 années de prestations en réserve ! Avec la CREPPSA, un salarié ayant accompli toute sa carrière dans l’assurance obtenait une retraite globale atteignant, le plus souvent, 90 % de son salaire d’activité. Aujourd’hui il atteindra péniblement 60 %. Et cela n’aurait pas été possible sans la signature de l’accord de fermeture par plusieurs syndicats dont évidemment la CFDT.

Tout récemment, le 5 juin 2008, les salariés de la GMF, région PACAC, étaient en grève pour s’opposer à la mise en place du travail obligatoire le samedi. La Direction régionale qui les a reçus s’est abritée derrière un accord sur le temps de travail non signé par FO. Les salariés grévistes à l’appel de notre syndicat FO et de la CGT ont réclamé le retrait de la signature de cet accord.

Bien sûr nous sommes favorables à la négociation et un accord est un compromis qu’il faut signer s’il est favorable aux salariés. Nous avons, par exemple, signé l’accord sur les salaires à la GMF qui garanti une augmentation générale au moins égale à l’augmentation de l’indice des prix plus 0,2 %.

Mais fallait-il signer les accords triennaux, chez Generali ou AXA, qui instaurent l’individualisation des salaires et qui prévoient des augmentations générales (1,1 plafonnées chez AXA, 1,9 puis 1,7 plafonnées chez Generali) bien inférieures à l’évolution de l’indice des prix ?

Et, alors que la hausse des prix connaît une progression annuelle de 3,3 %, de 5.7% pour les produits alimentaires et de 15.4% pour l’énergie, pour obtenir des négociations sur les augmentations générales, ne faut-il pas le retrait des signatures des accords triennaux ?

Nous n’avons jamais posé de préalable à l’unité d’action dès lors que cette unité se fait sur des revendications précises conformes à l’intérêt des salariés. C’est ainsi que nous avons été dans l’unité d’action, jusqu’à la grève, à la MAAF, à Mondial Assistance, à Garantie assistance, à la GMF.

Mais la section fédérale des assurances, se reconnaît totalement dans la résolution de la commission exécutive confédérale (voir résolution Ce n'est pas inéluctable ! dans Allianz pdf)  qui refuse d’être complice d’une situation d’imbroglio, qui demande le retrait des signatures de la position commune, qui refuse de s’associer à la journée d’action du 17 juin et maintien la proposition d’un appel à la grève interprofessionnelle sur des revendications précises.

Jean-Simon Bitter

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Publié dans Allianz, AXA, Garantie Assistance, GENERALI, GMF, JEC, MAAF, MACIF, MAIF, MMA, Mondial Assistance | 1 Commentaire »

 

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