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Il n’y a rien de plus urgent que la lutte pour rétablir les droits collectifs

Posté par foassurances le 14 octobre 2008

Retour à l'accueil  Rappelons nous les grèves de l’an dernier sur les salaires.
Les groupes d’assurances affichaient des résultats fantastiques qui amplifiaient ceux des années précédentes. Mais ça ne leur suffisait pas, le patronat réclamait l’individualisation des salaires et la mise en place d’objectifs individuels et collectifs. Ils affichaient leur satisfaction et rejetaient les revendications d’augmentations générales mais cherchaient à remplacer les salaires par des rémunérations aléatoires et différées et notamment des actions.

Dans plusieurs groupes les Directions obtenaient la signature d’accords triennaux sur les rémunérations qui enfermaient les salaires dans des enveloppes globales intégrant participation, intéressement, PEE et PERCO… Nos syndicats FO se sont partout opposés à de tels accords qui soumettaient les rémunérations aux profits. Chez Generali le projet d’accord avait été présenté par la Direction sur la base d’une perspective de croissance des résultats du groupe que ce dernier était incapable de justifier. Notre syndicat FO dénonçait cette subordination des salaires à des profits et maintenait les revendications d’augmentations générales.

Plusieurs syndicats ont justifié leur signature contre nature des accords d’individualisation en prétendant que les revendications d’augmentations générales étaient dépassées et qu’il fallait s’adapter à d’autres formes de rémunération permettant de répartir la richesse. Ils devaient cependant reconnaître que le pouvoir d’achat des salaires était en constante diminution.

Aujourd’hui qu’en est-il ?
La compagnie d’assurances la plus importante du monde, l’américain AIG, s’est écroulée en septembre. En octobre c’est le japonais Yamato Life Insurances qui fait faillite. Tout le système bancaire américain s’est effondré. Les compagnies d’assurances sont étroitement impactées. Nous n’avons encore qu’une vision partielle des pertes subies par les compagnies et mutuelles d’assurances mais nous savons qu’aucune société ou mutuelle d’assurances n’est épargnée.

C’est une formidable démonstration de l’importance de l’indépendance syndicale.
En toute circonstance, il faut soutenir les revendications des salariés et ne jamais se subordonner aux intérêts du patronat.

Que faut-il faire ?

Dans ce contexte de crise, nous avons appris que la CGT a fait une proposition de table ronde entre le gouvernement, les banquiers et assureurs et enfin les fédérations syndicales. De son côté la CFDT a proposé à la FFSA et au GEMA une rencontre qui pourrait prendre la forme d’entretiens économiques.

Qu’attendre de telles initiatives ?
Ne faut-il pas tirer les leçons des conséquences désastreuses de la subordination aux intérêts des compagnies et mutuelles ? Ne faut-il pas, en premier lieu, définir les revendications urgentes correspondant aux intérêts des salariés?

Prenons un exemple :

Les institutions représentatives de GMF, MAAF et MMA ont été consultées sur l’élargissement de COVEA par l’intégration de l’assureur Belge ETHIAS. (COVEA est une SGAM – une société de groupe d’assurances mutuelles – regroupant GMF, MAAF et MMA).

Nos représentants FO ont évidemment réclamé la reconduction des engagements pris en 2005 sur l’emploi et notamment sur le maintien des sites. Ils se sont heurtés à un refus de la part de la Direction.

Certes, le Président Thierry Derez n’était pas présent et le projet d’élargissement à ETHIAS serait aujourd’hui remis sine die. Mais est ce que la position de la Direction est acceptable ? Certainement pas.

Au contraire, il n’y rien de plus urgent que la lutte pour obtenir aujourd’hui la reconduction de ces garanties.

Et partout dans toutes les compagnies et mutuelles comme dans la branche,

  • Il n’y rien de plus urgent que de lutter pour obtenir la garantie du maintien des sites et de tous les emplois sur les sites.

  • Il n’y a rien de plus urgent que la lutte pour le retour aux augmentations générales des salaires d’un montant au moins égal à l’augmentation des prix.

Jean-Simon Bitter

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Une Réponse à “Il n’y a rien de plus urgent que la lutte pour rétablir les droits collectifs”

  1. foassurances dit :

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