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Un message d’un syndicaliste autrichien

Posté par foassurances le 25 novembre 2008

Retour à l'accueil  Nous publions ci-dessous un message qu’un délégué du secteur assurances et de Generali  du Gewerkschaft der Privatangestellten (syndicat autrichien des employés du privé, le GPA) nous a envoyé en réaction aux accords triennaux mis en place dans plusieurs groupes d’assurance mais rejetés par notre syndicat FO.

« Pour nous, délégués syndicaux autrichiens, il est incroyable que des organisations syndicales de GENERALI FRANCE aient pu négocier un si « mauvais » accord pour trois ans. Si ma traduction est juste (*), les employés ont obtenu des augmentations de salaire de 1.9%, 1.7% et 1.7% pour la période de 2008 à 2010, plus une prime exceptionnelle de 360 euros pour toute cette période.

Pour votre information, dans l’accord collectif pour l’Autriche, pour une période de 11 mois du 1er avril 2008 au 28 février 2009, l’augmentation est de 3,45% pour toutes les catégories. J’ai du mal à croire que l’augmentation du coût de la vie en France a été moindre que celle de l’Autriche ! Je pense que nous devrions échanger plus d’informations et coopérer au delà des frontières dans les négociations collectives de salaires. »

La section fédérale des assurances de la FEC-FO répond favorablement à cette proposition de coopération entre nos syndicats. Nous sommes impatients de rencontrer nos camarades.

Nous avons pu constater que nous défendions des revendications communes pour les augmentations générales de salairesmais aussi pour l’emploi puisque nous luttons dans nos deux pays mais aussi pour tous les pays pour arracher la garantie d’aucun licenciement, pour le maintien des sites de travail, pour le maintien des activités et de tous les emplois sur ces sites.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale des assurances
de la FEC-FO


(*) Notre camarade a correctement traduit notre article. Il faut cependant préciser que les 360 euros ont été « octroyés » par la Direction de Generali France en dehors de l’accord triennal et que les augmentations générales sont plafonnées. En outre la principale caractéristique de l’accord triennal c’est l’individualisation des salaires puisque les salariés sont incités à renoncer aux augmentations générales et à opter pour une rémunération variable liée aux objectifs.

Il faut souligner les effets désastreux de cet accord triennal du 14 février 2008, qui a provoqué, chez Generali comme chez AXA et partout où l’individualisation est mise en place, une situation de stress dans les services et un climat détestable. C’est ainsi que de nombreux salariés nous informent qu’ils subissent des réprimandes humiliantes au motif que le manager a reçu des objectifs qui déterminent sa rémunération.

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Publié dans AXA, GENERALI, JEC | 1 Commentaire »

« Capital », encore une fois contre l’indépendance syndicale.

Posté par foassurances le 15 novembre 2008

Retour à l'accueil  Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion d’examiner le sérieux, l’objectivité et l’honnêteté du magazine « Capital ». Il commet un nouveau dossier au mois d’octobre intitulé « salaires, qui sert la vis et qui lâche du lest ». La cible de Capital est cette fois un accord salarial signé à la GMF par notre syndicat FO comme par les autres syndicats. « C’est carrément Noël avant l’heure » selon Capital qui dénonce un jeu « hors la Loi » et un mécanisme « inflationniste » et qui s’inquiète de ce que les salariés en réclament la reconduction l’an prochain.

Il s’agit d’un des seuls accords que notre syndicat FO ait pu signer cette année dans notre profession. Et si nous l’avons signé c’est parce qu’il permet, contrairement à beaucoup d’autres, le maintien du pouvoir d’achat des salaires. Nous avons déjà présenté cet accord dans notre site. Il garantit à tous les salariés une augmentation générale égale à l’évolution de l’indice des prix constatée par l’INSEE plus 0,2 %. Connaissant la réalité de la hausse des prix subie par les salariés, cette disposition assure à peine le maintien du pouvoir d’achat.

C’est donc le maintien du pouvoir d’achat qui serait « hors la Loi ». Et ils osent écrire cela quand les spéculateurs reçoivent des centaines de milliards d’euros. Qui est « hors la Loi », qui sème le trouble et précipite la société dans la catastrophe ? Les salariés qui réclament le maintien de leurs salaires, le syndicat qui, comme FO, veut rester fidèle à son mandat de défense des intérêts des salariés ? Ou ceux qui détruisent les droits collectifs, multiplient les licenciements, baissent les salaires et les retraites ?

Rien ne justifie la remise en cause des droits collectifs, des salaires et des emplois. La crise financière et économique que nous subissons aujourd’hui est celle du système capitaliste et sa cause profonde est dans l’exigence permanente et infernale des profits. Nous ne sortirons pas de cette crise avec plus de chômeurs et plus de misère. Ce n’est pas en baissant les salaires, en supprimant les emplois, en liquidant les droits collectifs qu’on trouvera une issue.

La section fédérale des assurances appuie de toute ses forces les revendications d’augmentation générale des salaires qui se développent dans la profession.

Face aux dégâts de l’individualisation des salaires, de la course aux objectifs, de la culture des résultats, la section fédérale des assurances réclame partout :

  • Le retour aux augmentations générales pour tous, au moins égales à l’augmentation des prix !

Et face aux restructurations qui sont engagées dans plusieurs compagnies dans le seul but de supprimer des emplois, la section fédérale des assurances soutient les revendications élémentaires :

  • Aucun licenciement
  • Maintien des sites de travail,
  • Maintien des activités et de tous les emplois sur les sites.
  • Embauches en CDI à plein temps.
  • Transformation des contrats précaires en CDI.

Jean-Simon Bitter

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Publié dans GMF, JEC | 1 Commentaire »

A la CAMIF comme partout PAS UN SEUL LICENCIEMENT !

Posté par foassurances le 2 novembre 2008

Retour à l'accueil  La section fédérale des assurances de la FEC FO était avec le syndicat FO des assurances et de l’assistance des Deux-Sèvres présente à la manifestation des salariés de la CAMIF du 31 octobre 2008 au ministère des finances. Cette manifestation était organisée à l’initiative des syndicats CGT-FO, CGT, CFDT (seule la section d’entreprise) et CFE-CGC de la CAMIF et des Unions Départementales CGT, CGT-FO et CFE-CGC sur des revendications précises : maintien de la CAMIF et aucun licenciement !

Des centaines de salariés de la CAMIF étaient partis le matin de NIORT en cars. Ils se sont rassemblés avec les organisations syndicales (*) devant le ministère des finances.

Les mots d’ordres les plus souvent repris étaient :

« Les milliards pour les travailleurs et pas pour les spéculateurs »,

« A la CAMIF comme partout, pas un seul licenciement ».

Une délégation des 4 syndicats a été reçue par le ministère. Mais les réponses n’ont pas varié. La seule perspective est celle de l’aide au reclassement dont on sait par expérience qu’elle ne mène à rien si ce n’est à la précarité et à la misère. Pas un centime pour le maintien des emplois alors que des fortunes sont versées aux spéculateurs. Comme les différents responsables syndicaux de la CAMIF et des Deux-Sèvres l’ont expliqué il n’y a aucun dialogue et la révolte  ne peut que s’amplifier.

La seule solution est dans l’unité pour qu’il n’y ait aucun licenciement.

La section fédérale des assurances de la  FEC-FO  et les syndicats FO des assurances regroupent des salariés des mutuelles niortaises qui sont directement concernés par la situation de la CAMIF qui a été créée en tant que coopérative par la MAIF. C’est l’avenir des mutuelles niortaises qui se joue aujourd’hui.

Après le succès de la manifestation du 31 octobre et face à l’absence de réponse positive, la section fédérale des assurances de la FEC-FO se tient prête à toute initiative pour arracher satisfaction, y compris par la grève de tous les personnels, contre tout licenciement à la CAMIF.

La confédération CGT-FO et la section fédérale du commerce de la FEC-FO étaient bien entendu représentées.

(*) Quand les journalistes se sont tournés vers les personnalités politiques, des travailleurs de la CAMIF ont crié : « les ouvriers d’abord » et le représentant de l’UD FO des deux Sèvres a exprimé le sentiment de tous en réaffirmant le caractère syndical de la manifestation.

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Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

 

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