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« Capital », encore une fois contre l’indépendance syndicale.

Posté par foassurances le 15 novembre 2008

Retour à l'accueil  Nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion d’examiner le sérieux, l’objectivité et l’honnêteté du magazine « Capital ». Il commet un nouveau dossier au mois d’octobre intitulé « salaires, qui sert la vis et qui lâche du lest ». La cible de Capital est cette fois un accord salarial signé à la GMF par notre syndicat FO comme par les autres syndicats. « C’est carrément Noël avant l’heure » selon Capital qui dénonce un jeu « hors la Loi » et un mécanisme « inflationniste » et qui s’inquiète de ce que les salariés en réclament la reconduction l’an prochain.

Il s’agit d’un des seuls accords que notre syndicat FO ait pu signer cette année dans notre profession. Et si nous l’avons signé c’est parce qu’il permet, contrairement à beaucoup d’autres, le maintien du pouvoir d’achat des salaires. Nous avons déjà présenté cet accord dans notre site. Il garantit à tous les salariés une augmentation générale égale à l’évolution de l’indice des prix constatée par l’INSEE plus 0,2 %. Connaissant la réalité de la hausse des prix subie par les salariés, cette disposition assure à peine le maintien du pouvoir d’achat.

C’est donc le maintien du pouvoir d’achat qui serait « hors la Loi ». Et ils osent écrire cela quand les spéculateurs reçoivent des centaines de milliards d’euros. Qui est « hors la Loi », qui sème le trouble et précipite la société dans la catastrophe ? Les salariés qui réclament le maintien de leurs salaires, le syndicat qui, comme FO, veut rester fidèle à son mandat de défense des intérêts des salariés ? Ou ceux qui détruisent les droits collectifs, multiplient les licenciements, baissent les salaires et les retraites ?

Rien ne justifie la remise en cause des droits collectifs, des salaires et des emplois. La crise financière et économique que nous subissons aujourd’hui est celle du système capitaliste et sa cause profonde est dans l’exigence permanente et infernale des profits. Nous ne sortirons pas de cette crise avec plus de chômeurs et plus de misère. Ce n’est pas en baissant les salaires, en supprimant les emplois, en liquidant les droits collectifs qu’on trouvera une issue.

La section fédérale des assurances appuie de toute ses forces les revendications d’augmentation générale des salaires qui se développent dans la profession.

Face aux dégâts de l’individualisation des salaires, de la course aux objectifs, de la culture des résultats, la section fédérale des assurances réclame partout :

  • Le retour aux augmentations générales pour tous, au moins égales à l’augmentation des prix !

Et face aux restructurations qui sont engagées dans plusieurs compagnies dans le seul but de supprimer des emplois, la section fédérale des assurances soutient les revendications élémentaires :

  • Aucun licenciement
  • Maintien des sites de travail,
  • Maintien des activités et de tous les emplois sur les sites.
  • Embauches en CDI à plein temps.
  • Transformation des contrats précaires en CDI.

Jean-Simon Bitter

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Une Réponse à “« Capital », encore une fois contre l’indépendance syndicale.”

  1. foassurances dit :

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    Ce dernier ne sera lisible que par la section fédérale Force Ouvrière, administrateur de ce site. Il n’apparaîtra pas sur le site.
    Ou nous contacter par notre formulaire de contact.

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