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Retour aux augmentations générales des salaires et aux garanties collectives

Posté par foassurances le 11 janvier 2010

Retour aux augmentations générales et aux garanties collectives.

Retour à l'accueil Le site internet de la section fédérale des assurances de la FEC-FO a dépassé les 100 000 visites. Nous recevons régulièrement des messages et des demandes d’adhésion. Nous répondons toujours. Certains contacts ont débouché sur la création de nouvelles sections syndicales.

Nous avons reçu un message : 

« Bonjour, je n’arrive pas à percevoir les grands défis qui s’ouvrent à la convention collective des assurances, car par rapport à la politique du gouvernement entre d’une part l’emploi des seniors et l’allongement de cotisations, dans tout cela le chômage des jeunes est laissé de côté et surtout, notre convention n’a plus autant d’avantages que par le passé, si il y en a alors je suis passé à travers, en attente de vos explications merci et bonne année »

Nous publions notre réponse qui n’a pas la prétention d’être complète et qui devra être soumise à nos instances élues et notamment au prochain bureau de la section fédérale :

Bonjour, Merci de votre message et je vous souhaite bonne année à mon tour.

C’est vrai, la convention collective des assurances du 27 mai 1992 n’a pas autant d’avantages que dans le passé et c’est pourquoi notre organisation FO ne l’a pas signée.

Mais pour répondre à votre question il faut avoir à l’esprit l’ensemble du dispositif conventionnel des assurances.

Nous avons quatre branches professionnelles : la branche de l’assistance qui est couverte par une convention collective, la branche du courtage qui est couverte par une convention collective, la branche des agences générales qui est couverte par une convention collective et la branche de l’assurance qui est couverte par quatre conventions collectives (celle du 27 mai 1992 des employés et cadres sédentaires, celle des inspecteurs du 27 juillet 1992, celle des Producteurs Salariés de base du 27 mars 1972, celle des Échelons intermédiaires du 13 novembre 1967).

Respecter les conventions collectives et leurs périmètres

Le premier enjeu est de respecter ces périmètres sinon nous risquons une harmonisation qui se traduira par une baisse encore plus grande. Même si nous avons perdu beaucoup d’avantages et qu’il y a des dispositions négatives dans certaines conventions, il reste des droits collectifs et des garanties très importantes. Pour ne prendre qu’un exemple: les indemnités de licenciement que le patronat rêve de diminuer pour licencier encore plus facilement. C’est pourquoi nous revendiquons le respect des conventions collectives actuelles.

Le deuxième enjeu est de préserver les institutions paritaires qui existent et notamment le régime professionnel de prévoyance qui est la dernière institution propre à la branche de l’assurance. Nous revendiquons la suppression de la franchise et le bénéfice du régime pour tous, sans discrimination, après 3 mois d’ancienneté dans le premier emploi.

Rétablissement de la CREPPSA

Le troisième enjeu est la retraite. Il n’y a plus de régime propre à nos branches depuis que la CREPPSA a été fermée en 1995. Tous les syndicats sauf FO ont finalement accepté cette fermeture alors que cette caisse était en situation excellente. La conséquence pour les salariés a été que nous avons subi de plein fouet les mesures gouvernementales et que les retraites ont considérablement baissé. Nous revendiquons au plan général le retour au calcul des retraites sur la base de 37,5 ans de cotisation et des dix meilleures années et l’obtention sans aucun abattement de la retraite à taux plein à 60 ans. Au plan de la branche des assurances, nous revendiquons le rétablissement de la CREPPSA et l’intégration des retraités dans le régime de prévoyance professionnel.

Gel des suppressions d’emplois

Le quatrième enjeu est l’emploi. Il faut revenir aux garanties qui existaient dans le secteur des assurances face aux difficultés économiques. Il y avait alors une solidarité de branche et le sort des salariés comme celui des assurés était négocié au niveau de la branche. En cas de menace de retrait d’agrément, les contrats d’assurances n’étaient pas livrés au marché mais le portefeuille d’assurances était transféré vers des compagnies qui s’engageaient à reprendre également les salariés. Il est vrai que cela suppose la renationalisation des Compagnies. Et dans l’immédiat il est nécessaire d’obtenir que les suppressions d’emplois soient gelées tant qu’il n’est pas trouvé au niveau du secteur professionnel une solution satisfaisante pour les salariés.

Le cinquième enjeu est d’une brûlante actualité, c’est celui des salaires. Tout est lié d’ailleurs et nous revendiquons l’augmentation générale des salaires et des retraites.

Il faut revenir aux négociations de branche sur les salaires réels.

Certes, nous revendiquons dans toutes les entreprises des augmentations générales de salaires mais le seul lieu qui permet une négociation libérée des pressions de la concurrence c’est la branche.

Notre organisation FO recherche toujours l’unité d’action intersyndicale sur des revendications conformes à l’intérêt des salariés mais depuis des années nous avons dû prendre nos responsabilités seuls dans le secteur des assurances. Ce fut le cas en 2007 quand, après avoir vainement tenté d’obtenir l’unité intersyndicale, nous avons pris la décision d’appeler à manifester le 25 septembre pour obtenir pour tous les salariés une augmentation générale des salaires réels et le rétablissement de garanties collectives.

Nous avions été reçus par les différentes fédérations patronales. Nous n’avions pas obtenu satisfaction mais nous nous rappelons que la FFSA avait reconnu qu’en effet il existait un profond malaise du fait des bouleversements dans la profession et des pressions considérables sur les objectifs et les résultats

Mais que constatons nous maintenant ? Est ce que le malaise s’est éteint ? Certainement pas, il est aujourd’hui encore plus grand. L’individualisation et la pression sur les objectifs et les résultats se sont aggravées. Nous en sommes arrivés au point que les Directions proposent des négociations sur le stress au travail. Comme si ce stress avait une autre origine que les restructurations et l’individualisation forcenée!

Il faut revenir aux augmentations générales des salaires réels et aux droits collectifs.

Les revendications formulées en 2007 doivent être actualisées.
Aujourd’hui il faut revendiquer :

  • Une augmentation générale des salaires de 5 % avec un minimum de 1500 € annuel
  • Une prime de 5 000 € versée immédiatement
  • Le rétablissement de la prime d’ancienneté
  • Pour les mutuelles niortaises, maintien ou rétablissement des grilles indiciaires de salaires et de l’avancement automatique à l’ancienneté.
  • Pour les salariés commerciaux, détermination d’un fixe sans compensation ni contrepartie ni franchise : 1800 € pour les EB, 2000 € pour les EI et commissionnement au 1er euro.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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Publié dans JEC | 1 Commentaire »

 

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