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Risques psychosociaux : il faut commencer par satisfaire les revendications

Posté par foassurances le 11 février 2010

Il faut commencer par satisfaire les revendications

Retour à l'accueil  Quand notre syndicat FO défend les revendications d’augmentation générale des salaires et réclame la fin des contrôles du rendement…Quand les salariés, avec notre syndicat FO, réclament la garantie du maintien de tous les sites et de tous les emplois sur ces sites, des embauches en CDI à plein temps et la requalification des contrats précaires en CDILes Directions nous répondent qu’elles ne sont pas d’accord avec ces revendications, qu’il faut continuer les restructurations, que le vrai problème n’est pas la déqualification, les déclassements, l’individualisation des salaires, les contrôles du rendement… que nous n’avons rien compris… que le vrai problème, ce sont les risques psychosociaux.Alors que va-t-on nous proposer sur les risques psychosociaux ? Des bons gratuits pour des consultations psy, comme ça se fait déjà dans certaines entreprises? Pourquoi pas des pilules d’antidépresseurs ?Notre syndicat FO dénonce cette démarche hypocrite qui consiste à se pencher sur le traitement du stress au travail mais à rejeter les revendications et à poursuivre l’individualisation, la course à la performance et les restructurations qui sont les vraies causes des souffrances que ressentent les salariés.

Quel est le rôle d’un syndicat ? Accompagner la Direction dans la réalisation de ses plans ou défendre les revendications des salariés ?

Poser la question, c’est y répondre !

Deux arrêts importants sur le harcèlement.

La Cour de Cassation a décidé, pour la première fois, dans deux arrêts du 10 novembre 2009 (arrêt_n°2245 et arrêt_n°2246) que le harcèlement peut résulter de la mise en œuvre de certaines méthodes de gestion même sans intention de nuire.

La définition du harcèlement moral est inscrite à l’article L 1152-1 du code du travail. Elle vise des agissements ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d’altérer sa santé ou de compromettre son avenir professionnel.

Il peut donc y avoir harcèlement du fait de l’employeur même si ce n’est pas sa volonté. En effet, il a pu mettre en place des méthodes de gestion qui dégradent les conditions de travail, non dans le but de nuire, mais seulement, par exemple, dans celui de rentabiliser.

Ces arrêts sont très importants dans une situation où les restructurations se succèdent au mépris des intérêts des salariés qui subissent une déqualification professionnelle et des conditions de travail de plus en plus pénibles, sont soumis à des procédures humiliantes et stressantes de contrôle et sont exposés au risque de sanctions ou de licenciement pour insuffisance professionnelle.

Une conséquence concrète sur la question des risques psychosociaux

Cette question relève de ce qu’on appelle les risques psychosociaux qui ont fait l’objet de négociations dans beaucoup d’entreprises.

FO demande que l’employeur s’engage à soumettre toute restructuration importante à une consultation préalable du CHSCT et à une expertise sur les risques que cette restructuration comporte sur le moral et la santé des salariés.

Les employeurs voudraient tout ramener à la détection des risques psychosociaux sans jamais remettre en question une organisation du travail.

Par exemple, un accord négocié chez Generali prévoit la mise en place de réseaux d’alerte en transférant sa responsabilité sur les représentants du personnel et les managers commerciaux ou administratifs.

Ceci est particulièrement grave.

Qui est responsable du harcèlement ? L’employeur qui a décidé la restructuration ou le manager qui est chargé de sa mise en œuvre ?

Pour notre syndicat FO, c’est l’employeur et lui seul puisqu’il refuse de soumettre la restructuration et ses méthodes de gestion à une expertise préalable. D’ailleurs, les managers sont eux-mêmes des victimes potentielles de ces méthodes.

Depuis des années, notre syndicat FO dénonce le fait que l’individualisation, les sous-effectifs, les mesures de contrôle individuel et collectif conduisent à la souffrance des salariés. C’est pourquoi nous réclamons le retour aux droits collectifs et la satisfaction des revendications.

Nous maintenons qu’un accord sur les risques psychosociaux ne peut pas être accepté s’il ne reconnaît pas ces faits et n’impose pas à l’employeur la consultation préalable du CHSCT avec expertise.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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Publié dans Entreprises, GENERALI, JEC, Jugements | 1 Commentaire »

 

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