Conférence nationale d’alerte le 4 mai 2010 à Paris

Posté par foassurances le 22 mars 2010

A l’appel de la section fédérale des assurances de la FEC-FO

Conférence nationale d’alerte

4 mai 2010 à la Bourse du Travail à Paris

Retour à l'accueil Dans toute la profession, les salariés subissent une flexibilité du travail et une individualisation de leurs droits qui se traduisent par des réductions d’effectifs, des fermetures de sites, des mesures de contrôles du rendement, des objectifs individuels ou collectifs et la précarité des contrats de travail. Les restructurations se succèdent, aggravant cette situation et conduisant à la souffrance des salariés.

Au nom de l’industrialisation de l’assurance, des métiers sont liquidés, les plateformes de service se généralisent avec des méthodes inhumaines et humiliantes de contrôle.

Ces restructurations touchent tous les secteurs de l’assurance, de l’assistance et du courtage.

A la MAIF cela s’appelle SDO, à la GMF Contribution Individuelle et SILVA, chez AVIVA Quantum, à la MACIF Entreprendre 2015, à la MAAF Challenger Attitude, à la CNP PROGM, chez Generali Ambition Generali, chez AXA Ambition 2012 (Tasmani et Géronimo), chez Allianz Ambition 2011. Chez AON, où les plans de délocalisation et de suppression d’emplois se succèdent, cela s’appelle LEAD 2010. Dans l’assistance, où le travail est assuré 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, les conditions de travail se sont profondément dégradées. Pour les commerciaux salariés qui subissent plus que d’autres la précarité, le temps de travail ne cesse d’augmenter et les salaires sont de plus en plus soumis aux objectifs.

Partout ce sont les mêmes restructurations qui s’accélèrent au mépris des droits des salariés.

Avec les salariés, le syndicat FO revendique, dans les entreprises et dans les branches, la fin de l’individualisation et le retour aux droits collectifs, des embauches en CDI, le maintien des sites et le rétablissement d’augmentations générales des salaires.

Dans plusieurs entreprises, cette lutte se mène dans l’unité intersyndicale, ce qui correspond au souhait des salariés. Mais nous assistons aujourd’hui, bien trop souvent, à des divisions intersyndicales sans précédent qui sont gravement préjudiciables aux intérêts des salariés.

Prenons un exemple chez AXA :

Les salariés d’AXA du site de Montauban luttent depuis des mois avec leurs syndicats pour le maintien de leur site. Ils ont bénéficié du soutien uni des syndicats présents sur leur site FO et CGT (et même pendant un temps CFDT). A l’échelon national, les salariés d’AXA ont exprimé leur soutien et une pétition intersyndicale réclamant le maintien du site de Montauban, le maintien de tous les emplois et l’apport de nouvelles activités a recueilli plus de 3000 signatures.

Une expertise réclamée par le CCE a relevé que la Direction d’AXA n’a même pas examiné la faisabilité de la contre proposition soutenue par les salariés et les syndicats : le maintien du site avec l’apport de nouvelles activités.

Alors que la cause des salariés trouvait un point d’appui pour aboutir, les divisions intersyndicales ont pris une tournure sans précédent. Contre toute logique, le CCE a rendu un avis qui a permis à la Direction d’annoncer qu’elle entamait les mesures opérationnelles de fermeture de site.
Et la CFDT a diffusé un tract annonçant qu’il fallait se résoudre à négocier les mesures d’accompagnement pour les salariés de Montauban mais que le syndicat FO (qui a obtenu 75 % des voix aux élections sur le site, mais 9,81 % sur l’ensemble) et CFCT (qui a obtenu 9,5 % sur l’ensemble) n’auraient pas la possibilité légale de participer à la négociation.

C’est la loi du 20 août 2008 [1] qui permet d’exclure de la négociation un syndicat même si les salariés l’ont choisi pour soutenir leurs revendications. Et ceci conduit à des manœuvres de division, à une exacerbation de la concurrence entre syndicats et à l’abandon des intérêts des salariés comme c’est en l’occurrence le cas.

Ceci permet au patronat de poursuivre ses plans contraires aux intérêts des salariés.

C’est ainsi que le groupe AXA veut accélérer le rythme des délocalisations et que son PDG, Henri de Castries, veut continuer à réduire les charges de personnel en France et dans les grands pays européens en améliorant la productivité et en introduisant des formes d’organisation plus flexibles, plus réactives.

Pourraient-ils continuer dans cette voie si les intérêts des salariés n’étaient pas abandonnés au profit d’intérêts partisans qui soumettent finalement les syndicats qui s’engagent dans cette voie à accompagner les projets patronaux ?

Notre syndicat FO ne peut se résoudre à cette situation, ni chez AXA où la lutte contre la fermeture du site se poursuit, ni dans l’ensemble des secteurs de la profession où les mêmes questions se posent.

C’est la raison pour laquelle, la section fédérale des assurances de la FEC-FO a décidé de proposer

Une rencontre nationale de délégués de tous les secteurs de la profession

qui se tiendra le 4 mai 2010 à la Bourse du Travail

3 rue du Château d’eau Paris 10e
salle Ambroise Croizat

à laquelle elle invite toutes les fédérations syndicales.

La section fédérale des assurances de la FEC-FO propose, lors de cette rencontre, de discuter des revendications et des moyens de les faire aboutir.

  • Arrêt des délocalisations et des suppressions d’emplois
  • Arrêt des externalisations
  • Maintien des sites de travail et des emplois sur les sites
  • Des embauches en CDI à temps plein sans discrimination
  • Suppression des objectifs et de toutes les mesures d’invidualisation
  • Augmentation générale des salaires de 5 % avec un minimum annuel de 1500 €

[1] Cette loi anti-démocratique a créé la possibilité d’écarter de la négociation des syndicats qui n’obtiennent pas 10 %

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