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Le Président d’un grand groupe d’assurances rend hommage aux idées de François Chérèque

Posté par foassurances le 22 décembre 2010

Le Président d’un grand groupe d’assurances rend hommage aux idées de François Chérèque

Retour à l'accueil  Claude Tendil est Président du groupe Generali en France, la filiale d’une des principales multinationales européennes d’assurances.

Lors d’un comité de groupe, le 2 décembre, il a tenu à rendre hommage aux idées de François Chérèque, le Secrétaire général de la CFDT, en indiquant qu’il approuvait la nécessité d’aller vers un système de retraite notionnel.

Ce n’est pas surprenant, la réforme systémique réclamée par la CFDT et inscrite dans la loi sur les retraites, a bien ce contenu qui ravit les multinationales d’assurances ; en effet, comme l’explique notre Confédération, toute mise en place d’un tel régime serait l’antichambre de la capitalisation.

Il y a une autre leçon à tirer de cet hommage. C’est bien la position de la CFDT sur laquelle s’est aligné Bernard Thibault, le Secrétaire général de la CGT, qui a conduit l’intersyndicale officielle à refuser d’exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, à refuser l’appel à la grève interprofessionnelle et, au contraire, à réclamer la protection des biens et des personnes pour donner le feu vert aux réquisitions et aujourd’hui à exiger la réduction des déficits publics à la suite du Premier ministre.

Ce consensus conduit au désastre, il est entièrement tourné contre les droits des salariés et leur protection sociale collective ; ce n’est pas fini. C’est encore Claude Tendil qui nous le confirme, dans cette même réunion en annonçant « une deuxième bombe », celle de la protection sociale et de la santé.

Comme tous les grands groupes d’assurances, le Président de Generali se donne pour axe « d’aller massivement dans le champ de la protection sociale« .

Comme nous l’avons souvent rappelé dans le Journal des Employés et Cadres, toutes les mesures prises contre la Sécurité Sociale ouvrent aux compagnies d’assurances, la perspective de retrouver le marché de la retraite et de la santé dont elles ont été expropriées après guerre. Mais faut-il rappeler qu’elles étaient alors dans l’incapacité d’assumer la moindre retraite ni de faire face aux exigences en matière de santé ?

Ces compagnies voudraient récupérer ce marché ; mais sont-elles aujourd’hui capables d’assumer ce qu’elles ne pouvaient pas assumer en 1945 ? Evidemment non, puisqu’elles ne sont même pas sûres de faire face aux nouvelles normes comptables ou prudentielles, si on en croit les diverses agences de notation. Pire, la gestion par les assurances privées de la santé conduirait à exclure la majorité du droit aux soins.

Le véritable axe de ces grands groupes, c’est évidemment le profit qu’ils comptent développer en réduisant le coût du travail et en pillant la protection sociale collective.

C’est bien pourquoi, dans tous les secteurs de l’assurance, il est question de mises en commun de moyens, de plates-formes téléphoniques, d’individualisation des rémunérations, d’objectifs individuels ou collectifs. Partout les salariés subissent les restructurations permanentes, les déqualifications, les réductions d’effectifs et la précarité.

La gravité de cette situation avait conduit la Section fédérale des Assurances à réunir, le 4 mai 2010, une conférence nationale d’alerte centrée sur le retour aux droits collectifs et aux augmentations générales de salaires, le recrutement en CDI et la requalification des contrats précaires en CDI, l’arrêt des délocalisations et externalisations, le maintien des sites et des emplois, la défense des conventions collectives de branche et le respect de leur périmètre respectif.

Ce même 4 mai, se réunissait la Commission exécutive confédérale qui appelait à la grève interprofessionnelle pour le retrait du plan gouvernemental. La conférence d’alerte avait alors approuvé et même acclamé cette décision qui marqua un tournant dans la mobilisation sans précédent contre le plan gouvernemental.

Aujourd’hui, c’est l’abrogation de la loi sur les retraites que nous exigeons sans renoncer à aucune de nos revendications.

Jean-Simon Bitter

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Publié dans Entreprises, GENERALI, JEC | 1 Commentaire »

 

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