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Communiqué de presse FOCOM et FEC-FO du 7 février 2011

Posté par foassurances le 10 février 2011

Communiqué de presse FOCOM et FEC-FO du 7 février 2011

Refonte des « Organismes Paritaires Collecteurs Agréés » des contributions financières des entreprises en matière de formation professionnelle : Une des fédérations patronales des assurances, le GEMA, propose la constitution d’un OPCA « Banques + Assurances + Télécom) pour atteindre le seuil de collecte de 100 M€, fixé dans le décret.

 

Retour à l'accueil La loi du 24 novembre 2009 et le décret du 12 septembre 2010 ont institué de nouveaux critères d’agrément pour les OPCA, notamment un seuil de collecte supérieur à 100 millions d’euros. L’obligation de regroupement, fusion voire disparition pourrait menacer la pérennité des organismes collecteurs qui ont été constitués dans le cadre des branches professionnelles.

Une des fédérations patronales des assurances, le GEMA, a pris la décision de proposer la constitution d’un OPCA à trois (Banques + Assurances + Télécom) pour atteindre le seuil de collecte fixé dans le décret.

Les fédérations Force Ouvrière concernées, FOCOM et la FEC-FO, avec ses sections fédérales des banques et des assurances, se sont rencontrées pour définir leurs positions.

Elles partent de l’intérêt des salariés et de la défense de leurs droits collectifs. Ces droits sont, pour la partie la plus importante, définis dans le code du travail et surtout au niveau des branches professionnelles, cadre dans lequel ont été construits les statuts et les conventions collectives.

Or l’existence des branches est mise à mal par la loi du 20 août 2008. Cette loi prive les syndicats confédérés de leur liberté de désignation de leur représentant et fait tout découler de l’entreprise et encourage les accords dérogatoires, ce qui menace les branches professionnelles et les conventions collectives.

La disparition des OPCA de branche est, de ce point vue, un véritable danger.De plus les institutions de formation professionnelle et les certifications professionnelles (diplômes de l’éducation nationale, CQP homologués), sont définis dans chacune des branches spécifiques de l’assurance, des banques et des télécom. Leur pérennité serait menacée par la suppression des OPCA.

Force Ouvrière défend la négociation de branche et les conventions collectives.

Les fédérations FEC-FO et FOCOM réaffirment leur attachement à des OPCA distincts et spécifiques à chacune des trois branches professionnelles. Elles rejettent toute confusion économique et organisationnelle entre leurs branches respectives.

Elles constatent que le GEMA qui a formulé la proposition de la création d’un OPCA à trois déclarait, en même temps, que cela devrait permettre à chacun des trois secteurs d’être représenté et de s’exprimer dans le cadre d’une gestion paritaire.

Alors pourquoi la création d’un OPCA commun serait-il incompatible avec le maintien des trois OPCA existants ?
S’il faut créer un nouvel OPCA (Banques+Assurances+Télécom) pour répondre aux nouvelles exigences d’agrément, rien n’empêche le maintien, dans tous les cas, des OPCA existants.
C’est la position de nos deux fédérations, la plus favorable aux intérêts des salariés, à leurs garanties collectives et à l’accès de tous à la formation professionnelle.

Contacts presse
Fédération FO-Com Bernard Allain : 01.40.78.31.11 – email
Fédération FO-FEC Sébastien BUSIRIS : 01.48.01.91.94 – email
Fédération FO-FEC Jean-Simon Bitter : 01.48.01.91.35 – email

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Éric Verhaegue , le directeur des affaires sociales de la FFSA jette l’éponge

Posté par foassurances le 10 février 2011

Éric Verhaegue , le directeur des affaires sociales  de la FFSA jette l’éponge

Retour à l'accueil Le pouvoir d’achat des salariés n’a cessé de baisser. La baisse du coût du travail est devenue une obsession qui se traduit par une individualisation forcenée, des conditions de travail aggravées et des augmentations générales absentes ou très inférieures à la hausse des prix.

Le Directeur des Affaires Sociales de la FFSA, Eric Verhaegue, dénonce cette obsession, la baisse du coût du travail !

Et il ajoute : « Comme cela ne suffisait pas, les allégements de charges ont reporté sur le contribuable un poids annuel de 30 milliards d’euros porté jusque là par les employeurs. Ce transfert explique une très large partie de la dette publique contractée depuis 15 ans. » (Voir son livre « Jusqu’ici tout va bien !)

Cela nous l’expliquons depuis longtemps. Mais cette fois c’est un Énarque, membre du MEDEF, Président de l’APEC qui le dit.

Quand il parle de charge, nous disions salaire différé. Mais il s’agit de la même chose. Il aurait pu aussi expliquer que la contre réforme des retraites a été imposée au nom d’une véritable escroquerie puisque les prétendues difficultés du régime n’existeraient pas sans la baisse des salaires directs et indirects.

Et que dire de l’intersyndicale qui s’est formée autour de la CFDT avec la CGT qui a refusé de réclamer le retrait de la contre-réforme des retraites, qui a refusé d’appeler à la grève interprofessionnelle pour le retrait et qui aujourd’hui réclame, à la suite du premier ministre, la réduction des déficits publics.

Nous sommes d’accord avec Éric Verhaegue qui explique que les réductions de cotisations patronales de l’ordre de 30 millions d’euros chaque année expliquent une très large partie de la dette publique.

Il ajoute :

« Mais le recours à l’endettement public pour financer cette opération est un scandale absolu. En effet la dette de l’État est financée par des bons du Trésor majoritairement achetés par ceux-là mêmes qui bénéficient des allégements. Jusqu’à une date récente, la dette souveraine constituait en effet le meilleur placement financier pour les gens fortunés, puisqu’elle offre des rendements garantis alors que les actions comportent une forte part de risque. Le tour de passe-passe des allégements consiste donc à adresser un double cadeau aux détenteurs du capital : d’une part, ce sont les contribuables qui payent leurs engagements à leur place, et d’autre part, les mêmes contribuables leur remboursent une deuxième fois la somme qu’ils ont payés initialement, mais cette fois avec les taux d’intérêt, puisque le cadeau fiscal est financé par l’endettement de l’État. Ce procédé est moralement inadmissible. Il est économiquement absurde. »

Nous sommes d’accord, un scandale absolu !

Alors ne faut-il pas revenir aux négociations de branche sur les salaires réels, en finir avec l’individualisation des salaires, rétablir les droits collectifs ?

C’est ce que nous répétions sans cesse au Directeur des Affaires Sociales de la FFSA sans être entendu.
Mais il faut reconnaître qu’il s’était instauré un véritable dialogue … brutalement interrompu comme nous l’avons expliqué dans un précédent article.

Aujourd’hui Éric Verhaegue qui a démissionné du MEDEF serait victime d’une procédure de licenciement de la part de la FFSA.

Il y a donc carence pour le poste de Directeur des affaires sociales de la FFSA. Et ça devient une habitude.

Rappelons nous, le 25 octobre 2007, la section fédérale des assurances avait appelé à manifester pour le retour aux augmentations générales de salaires dans la branche. Nous avions été reçus par Pierre Laederich, le précédent Directeur des Affaires Sociales.

Après avoir entendu notre argumentation Pierre Laederich avait reconnu que les pressions subies par les salariés étaient allées trop loin, qu’il y avait un malaise du fait d’un véritable bouleversement dans la profession et des pressions considérables sur les objectifs et les résultats.

Pierre Laederich, après avoir été débauché par un groupe d’assurances, a quitté la profession.

Faut-il en déduire que le dialogue est mal vu par la FFSA ?

Depuis 2007 la situation ne s’est pas améliorée pour les salariés, l’individualisation s’est renforcée et la souffrance au travail est reconnue comme un mal vécu très largement par les salariés de l’assurance.

Mais ce n’est pas un mal nécessaire. C’est la conséquence de cette politique de baisse du coût du travail systématique. Alors il faut que ça cesse !

FO assurances réclame la fin de l’individualisation, le retour aux droits collectifs, le retour aux augmentations générales de salaires.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale
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La Loi anti-démocratique du 20 août 2008 permet la signature d’un accord minoritaire contraire aux intérêts des salariés.

Posté par foassurances le 10 février 2011

La Loi anti-démocratique du 20 août 2008 permet la signature d’un accord minoritaire contraire aux intérêts des salariés.

Retour à l'accueil La Direction d’AXA a signé avec la CFDT et la CGC un accord triennal sur les salaires qui soulève la colère des salariés.
Cet accord poursuit dans la voie de l’individualisation avec des primes d’objectifs et des augmentations générales bien inférieures aux besoins (1% pour les non cadres et les cadres non optant, 0,4 % pour les cadres optant).
Les syndicats non signataires FO, CGT, CFTC et UNSA se sont réunis pour rechercher comment s’opposer à cet accord et obtenir la ré-ouverture de négociations.

Ils ont constaté que les non signataires avaient recueilli plus de 50 % des voix aux précédentes élections des comités d’entreprise. Ils ont donc envisagé de faire opposition. Mais du fait de la loi du 20 août 2008 ce n’est plus possible. En effet les voix obtenues par FO, 9,81 %, et celles obtenues par la CFTC 9,50 % les exclu, à quelques voix près, de la représentativité. Sans la loi du 20 août, il serait comptabilisé pour les 4 organisations syndicales un total de 51,02 %, du fait de cette loi anti-démocratique ne sont plus comptabilisés que 31,71 % de votants. Près de 20 % de voix des salariés sont ignorés !

Et parce qu’elle exclu des milliers de salariés, la loi du 20 août permet la signature d’un accord minoritaire contraire aux intérêts des salariés. Les syndicats FO, CGT, CFTC et UNSA ont néanmoins réclamé la ré-ouverture des négociations mais  la Direction d’AXA rejette la demande des organisations syndicales majoritaires et prétend imposer le cadre de cet accord minoritaire sur 3 ans.FO s’insurge contre cette atteinte à la démocratie et maintient les revendications qu’elle a formulées en matière de salaires et notamment celle de 5% d’augmentation générale pour tous, employés et cadres sans exclusion,  au 1er janvier 2011 et aucun salaire inférieur à 1500 euros net.Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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