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Éric Verhaegue , le directeur des affaires sociales de la FFSA jette l’éponge

Posté par foassurances le 10 février 2011

Éric Verhaegue , le directeur des affaires sociales  de la FFSA jette l’éponge

Retour à l'accueil Le pouvoir d’achat des salariés n’a cessé de baisser. La baisse du coût du travail est devenue une obsession qui se traduit par une individualisation forcenée, des conditions de travail aggravées et des augmentations générales absentes ou très inférieures à la hausse des prix.

Le Directeur des Affaires Sociales de la FFSA, Eric Verhaegue, dénonce cette obsession, la baisse du coût du travail !

Et il ajoute : « Comme cela ne suffisait pas, les allégements de charges ont reporté sur le contribuable un poids annuel de 30 milliards d’euros porté jusque là par les employeurs. Ce transfert explique une très large partie de la dette publique contractée depuis 15 ans. » (Voir son livre « Jusqu’ici tout va bien !)

Cela nous l’expliquons depuis longtemps. Mais cette fois c’est un Énarque, membre du MEDEF, Président de l’APEC qui le dit.

Quand il parle de charge, nous disions salaire différé. Mais il s’agit de la même chose. Il aurait pu aussi expliquer que la contre réforme des retraites a été imposée au nom d’une véritable escroquerie puisque les prétendues difficultés du régime n’existeraient pas sans la baisse des salaires directs et indirects.

Et que dire de l’intersyndicale qui s’est formée autour de la CFDT avec la CGT qui a refusé de réclamer le retrait de la contre-réforme des retraites, qui a refusé d’appeler à la grève interprofessionnelle pour le retrait et qui aujourd’hui réclame, à la suite du premier ministre, la réduction des déficits publics.

Nous sommes d’accord avec Éric Verhaegue qui explique que les réductions de cotisations patronales de l’ordre de 30 millions d’euros chaque année expliquent une très large partie de la dette publique.

Il ajoute :

« Mais le recours à l’endettement public pour financer cette opération est un scandale absolu. En effet la dette de l’État est financée par des bons du Trésor majoritairement achetés par ceux-là mêmes qui bénéficient des allégements. Jusqu’à une date récente, la dette souveraine constituait en effet le meilleur placement financier pour les gens fortunés, puisqu’elle offre des rendements garantis alors que les actions comportent une forte part de risque. Le tour de passe-passe des allégements consiste donc à adresser un double cadeau aux détenteurs du capital : d’une part, ce sont les contribuables qui payent leurs engagements à leur place, et d’autre part, les mêmes contribuables leur remboursent une deuxième fois la somme qu’ils ont payés initialement, mais cette fois avec les taux d’intérêt, puisque le cadeau fiscal est financé par l’endettement de l’État. Ce procédé est moralement inadmissible. Il est économiquement absurde. »

Nous sommes d’accord, un scandale absolu !

Alors ne faut-il pas revenir aux négociations de branche sur les salaires réels, en finir avec l’individualisation des salaires, rétablir les droits collectifs ?

C’est ce que nous répétions sans cesse au Directeur des Affaires Sociales de la FFSA sans être entendu.
Mais il faut reconnaître qu’il s’était instauré un véritable dialogue … brutalement interrompu comme nous l’avons expliqué dans un précédent article.

Aujourd’hui Éric Verhaegue qui a démissionné du MEDEF serait victime d’une procédure de licenciement de la part de la FFSA.

Il y a donc carence pour le poste de Directeur des affaires sociales de la FFSA. Et ça devient une habitude.

Rappelons nous, le 25 octobre 2007, la section fédérale des assurances avait appelé à manifester pour le retour aux augmentations générales de salaires dans la branche. Nous avions été reçus par Pierre Laederich, le précédent Directeur des Affaires Sociales.

Après avoir entendu notre argumentation Pierre Laederich avait reconnu que les pressions subies par les salariés étaient allées trop loin, qu’il y avait un malaise du fait d’un véritable bouleversement dans la profession et des pressions considérables sur les objectifs et les résultats.

Pierre Laederich, après avoir été débauché par un groupe d’assurances, a quitté la profession.

Faut-il en déduire que le dialogue est mal vu par la FFSA ?

Depuis 2007 la situation ne s’est pas améliorée pour les salariés, l’individualisation s’est renforcée et la souffrance au travail est reconnue comme un mal vécu très largement par les salariés de l’assurance.

Mais ce n’est pas un mal nécessaire. C’est la conséquence de cette politique de baisse du coût du travail systématique. Alors il faut que ça cesse !

FO assurances réclame la fin de l’individualisation, le retour aux droits collectifs, le retour aux augmentations générales de salaires.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale
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Une Réponse à “Éric Verhaegue , le directeur des affaires sociales de la FFSA jette l’éponge”

  1. foassurances dit :

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