Coup de théâtre dans l’assurance et grave menace contre les conventions collectives

Posté par foassurances le 20 juin 2011

Coup de théâtre dans l’assurance et grave menace contre les conventions collectives

Retour à l'accueil  Coup de théâtre dans l’assurance le 6 juin.
On apprend que la FFSA qui refusait tout projet de rapprochement entre banques et assurances se prononce pour un OPCA commun Banques / Assurances. Jusqu’à ce jour cette idée était rejetée avec force par la FFSA comme par l’AFB.
Que s’est-il passé ?  Quelle pression politique ? A quel niveau ? Un tel revirement, sans aucune justification, est évidement le résultat d’une pression de l’Etat au plus haut niveau.

Nous n’avons eu aucune explication sur la question par exemple de l’agrément qui exige un niveau de collecte que n’atteignent pas les OPCA des banques et des assurances réunis. Pas une explication !
D’ailleurs celui qui avait pour fonction de s’expliquer, le Président de la commission sociale de la FFSA, a annoncé le 7 juin sa démission.

Les OPCA sont des organismes chargés de la collecte des fonds destinés à la formation professionnelle. Dans le secteur de l’assurance OPCASSUR gère paritairement la collecte et la distribution des fonds et permet le financement de l’IFPASS et de l’ENASS, nos principaux organismes de formation professionnelle de l’assurance. OPCASSUR est donc appelé à disparaître.

Alors comment comprendre ?

Il faut revenir à 2008, l’année ou fut conclu la position commune CFDT/CGT/MEDEF/CGPME, l’année de la Loi du 20 août sur la représentativité. Nous avons souvent expliqué que cette Loi qui renvoie tout à l’entreprise mettait en danger les branches professionnelles, le niveau où sont définis les droits collectifs les plus importants pour les salariés.

Toujours en 2008, le Premier Ministre, François Fillion, confiait à Jean-Frédéric Poisson la rédaction d’un rapport sur la négociation collective et les branches professionnelles. Dans sa lettre de mission, le Premier Ministre fixait un objectif : réduire le nombre de branches de 680 aujourd’hui à moins d’une centaine !

Dans ce rapport, Jean-Frédéric Poisson pointait les regroupements des OPCA comme pouvant amorcer les regroupements de branche. 

Mais alors que deviendront les conventions collectives de branche ?

Nous sommes déjà avertis, tout regroupement aurait pour effet de diminuer encore les droits des salariés. C’est infiniment dangereux pour les salariés. 

C’est pourquoi FO revendique en permanence le respect des périmètres des conventions collectives de notre secteur.

Notre profession est composée de quatre branches professionnelles : celle de l’assurance, celle de l’assistance, celle du courtage et celle des agences générales.

Chaque branche est couverte par une ou plusieurs conventions collectives :

  • Branche de l’assurance :

Convention collective de travail des échelons intermédiaires des services extérieurs de production des sociétés d’assurances – 13 novembre 1967

Convention collective de travail des producteurs salariés de base des services extérieurs de production des sociétés d’assurances – 27 mars 1972

Convention collective nationale des sociétés d’assurances - 27 mai 1992

Convention collective nationale de l’inspection d’assurance – 27 juillet 1992

  • Branche de l’assistance :

Convention collective nationale des sociétés d’assistance – 13 avril 1994.

  • Branche du courtage :

Convention collective nationale des entreprises de courtage d’assurances et/ou de réassurances – 18 janvier 2002

  • Branche des agents généraux d’assurance :

Convention collective nationale du personnel des agences générales d’assurances –  2 juin 2003. 

Ces conventions recensent les droits les plus importants des salariés dans les domaines du contrat de travail, de la maladie, de la maternité, du licenciement, des congés …  Il faut les défendre de toutes nos forces.

C’est la position de la section fédérale des assurances et aussi, dans son secteur, celle de la section fédérale des banques.
C’est la positon de la FEC-FO.
C’est la seule position possible pour ceux qui n’ont pas d’autres intérêts à défendre que ceux des salariés.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire fédéral
le 16/06/2011

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Protégé : FO Hebdo : Generali licencie un CDD, FO exige sa réintégration en CDI

Posté par foassurances le 9 juin 2011

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

Publié dans Entreprises, GENERALI | Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Plus que jamais les revendications d’augmentations générales de salaires sont à l’ordre du jour !

Posté par foassurances le 1 juin 2011

Plus que jamais les revendications d’augmentations générales de salaires sont à l’ordre du jour

Pour tous employés et cadres

Retour à l'accueil newgif001.gif L’année 2011 a déjà fait l’objet d’une importante mobilisation à la MAAF et à la MAIF.

Chez AXA les syndicats CFDT et CGC ont signé un accord qui prolonge les mesures d’individualisation et limite la progression des salaires bien en dessous de la hausse des prix. Cet accord a provoqué la colère des salariés.

Notre syndicat FO a proposé une rencontre aux syndicats non signataires  CFTC, CGT et UNSA qui ont voulu exercer leur droit d’opposition à cet accord qui a été signé par deux syndicats qui, à eux deux, sont minoritaires au sein d’AXA. Mais la loi du 20 août interdit de comptabiliser les salariés qui ont voté pour notre syndicat FO ou pour la CFTC parce qu’ils n’ont pas la représentativité. Cette loi anti-démocratique exclu du décompte près de 19 % des votants et permet la signature d’un accord minoritaire.

Pour FO la lutte doit se mener pour la réouverture des négociations sur les salaires.

La Direction d’AXA refuse la négociation en se couvrant derrière la loi du 20 août qu’elle utilise pour tenter (vainement !) de marginaliser le syndicat FO.

Mais pendant que les salaires sont gelés et individualisés, que les salariés vivent une dégradation de leurs conditions de travail et que la course aux objectifs provoque la souffrance au travail, les dirigeants s’accordent des rémunérations scandaleuses.

C’est ainsi que le salaire fixe (car il a aussi du variable) du PDG d’AXA est passé de 600.000 € à 950.000 €, soit une progression de 58 %) ! Une façon étonnante de valoriser la performance.

Quant au PDG de Generali SPA, il a été débarqué après à peine un an d’ancienneté avec un chèque de compensation de 20,65 millions d’euros !

Plus que jamais les revendications d’augmentations générales de salaires sont à l’ordre du jour.
Rappelons celles fixées le 4 mai 2011 :

Le Retour aux négociations des salaires réels et minima dans les branches :

  • Augmentation générale des salaires de 5 % avec un minimum annuel de 1500 €
  • Pour les commerciaux un fixe non amortissable de 1800 € par mois, un commissionnement au premier euro de production, le remboursement des frais professionnels sur la base frais réels.
  • Le retour aux primes de technicité mensuelles.
  • Relèvement des grilles de salaires minima de toutes les Conventions Collectives.
  • Maintien, retour ou rétablissement des grilles indiciaires de salaires et de l’avancement automatique à l’ancienneté et rétablissement de la prime d’ancienneté de 1% par an.

Ces revendications définies au niveau de la branche sont bien sûr formulées de façon adaptée dans les entreprises.

Nous avons obtenu à la GMF un accord salarial que nous avons signé  parce qu’il répond à une de nos revendications les plus importantes : le retour aux augmentations générales pour tous employés et cadres sans discrimination. Contrairement à la plupart des accords que nous ne signons pas, il ne comporte aucun plafond mais au contraire un minimum de 600 euros. Il ne comporte aucune mesure d’individualisation. Il ne répond pas à l’ensemble de nos revendications mais il garanti le rattrapage en augmentation générale si la hausse des prix est supérieure aux augmentations générales prévues dans l’accord.

Nous avons signé cet accord qui est certes, comme tous les accords, un compromis mais un compromis qui garanti les salariés contre les conséquences de la hausse des prix.

En revanche nous refuserons de cautionner les accords qui baissent le pouvoir d’achat et livrent les salariés aux effets désastreux de l’individualisation des salaires et de la soumission aux objectifs.

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans AXA, Entreprises, GENERALI, GMF, JEC, MAAF, MAIF | 1 Commentaire »

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus