JEC Novembre : NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Posté par foassurances le 13 novembre 2011

NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Retour à l'accueil  La Direction d’Allianz vient de présenter son plan stratégique 2012-2015. Sur cette période, elle prévoit de supprimer 2 700 emplois (1 200 pour les salariés administratifs, 1 500 pour les salariés commerciaux).

D’autres groupes ont fait des annonces comparables de même ampleur. Tous ont des plans de suppressions d’emplois dans les tiroirs. Tous mettent en avant les mêmes causes : la crise financière, la dette souveraine, les nouvelles normes prudentielles (solvabilité 2)…

Mais cette dette n’est pas celle des salariés, mais cette crise n’est pas le fait des salariés !

Mais ces nouvelles règles ne sont pas là pour soutenir l’activité d’assurance, bien au contraire, elles ne visent que la réduction du coût du travail et le profit des actionnaires.

Tous ces groupes mentent quand ils prétendent qu’ils ne feront pas de licenciements. En fait, ils contournent les obligations légales et ont déjà commencé.

Les premières victimes sont les salariés précaires en CDD, y compris les alternants, les intérimaires, les prestataires. Chez AXA, en 18 mois, de décembre 2009 à juin 2011, les effectifs ont baissé de 6,2 % et,parmi eux, le nombre de CDD, y compris alternants, a diminué de 31,5 %.

Et s’agissant des prestataires qui, pour la plupart, occupent en réalité des postes sous la subordination directe dans l’entreprise d’assurance, aucune information n’est communiquée ; mais ils sont des milliers livrés à l’arbitraire.

Tous les salariés, y compris en CDI, en sont victimes. Les conditions de travail deviennent insupportables du fait des sous-effectifs. Les départs en retraites ne sont pas remplacés. Les restructurations se succèdent.

Des salariés ont quelques fois connu plusieurs restructurations successives. Ils subissent la suppression de leur service, une reconversion difficile et humiliante puis une nouvelle disparition du service… Chez Generali par exemple, un service de 33 personnes est appelé à disparaître et, alors que la consultation du comité d’entreprise n’est pas achevée, ils sont tenus chaque matin de rechercher des postes dans la bourse de l’emploi. Ils sont révoltés.

Notre syndicat FO ne peut pas accepter.
Mais quel syndicat de salariés pourrait accepter ?

  • Aucune suppression d’emplois !
  • Maintien de toutes les activités sur place et non à la disparition des services !
  • Maintien en poste des CDD et des prestataires !
  • Remplacement de tous les départs en retraite par des embauches en CDI !

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale
Le 10 novembre 2011

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE du 09/11/11

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années. En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP -TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.

Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :

  • elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession,
  • elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables,
  • elle sape les principes républicains et les droits sociaux.

Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne (« de droite ou de gauche ») est inacceptable.
En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire.
Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.
Paris, le 9 novembre 2011

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Une Réponse à “JEC Novembre : NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !”

  1. foassurances dit :

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