• Accueil
  • > Archives pour février 2014

CONTRE L’AUSTÉRITÉ … UNITÉ SUR LES REVENDICATIONS

Posté par foassurances le 14 février 2014

CONTRE L’AUSTÉRITÉ … UNITÉ SUR LES REVENDICATIONS 

UN PACTE CONTRE LES SALARIES …

Retour à l'accueil newgif001.gif Comme on pouvait le redouter, les annonces, et notamment le « Pacte de Responsabilité », de François Hollande posent dès à présent la question de la mobilisation sur les revendications claires contre les plans d’austérité qui, au niveau du pays comme dans chaque entreprise, se traduisent par des attaques d’une rare violence contre les droits des salariés, leurs organisations et leurs conquêtes, notamment la Sécurité Sociale de 1945.

Face à la situation de crise d’un système économique dont on se reconnaît à dire aujourd’hui qu’il est en faillite, les attaques n’ont jamais été aussi dures.

Gattaz annonçait au moment de son élection, qu’il fallait mettre en place un patronat de combat ; cela a le mérite de la clarté.

SECTEUR ASSURANCES EN PREMIÈRE LIGNE CONTRE LA SÉCURITÉ SOCIALE

Notre secteur de l’Assurance, de ce point de vue, joue un rôle prédominant au sein du MEDEF, dans l’élaboration d’une orientation de destruction de la Sécurité Sociale. Il faut se rappeler qu’au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, les assureurs, qui jusqu’alors géraient la retraite (sous forme de capitalisation), ont été dépossédés de ce marché, ne pouvant pas garantir le versement des pensions, démontrant ainsi la faillite du système par capitalisation.

C’est en effet dans cette période qu’a été créée la Sécurité Sociale, par et pour les travailleurs, fondée sur des principes simples :

« Instituée une organisation de la Sécurité Sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et à compenser les charges de famille qu’ils supportent » (1)

« Cotiser selon ses moyens, être remboursé selon ses besoins ».

Le financement reposait sur la cotisation, c’est-à-dire la partie du salaire des travailleurs (2) qui était mutualisée dans les caisses pour pouvoir subvenir aux besoins de tous : ce que l’on appelle le salaire différé.

Or, dès 1945, le patronat n’a eu de cesse que de remettre en cause ce système. Il a pu s’appuyer sur les recommandations et directives des diverses institutions européennes et internationales dont le seul but est de satisfaire aux intérêts du capital.

Les exigences de la Troïka ne sont pas différentes aujourd’hui. Malgré les effets désastreux des mesures imposées, tant aux salariés qu’aux peuples, FMI, UE, Banque Européenne continuent d’imposer des mesures qui ciblent la destruction des systèmes de protection sociale, des droits des salariés, des services publiques.

On s’aperçoit, en fait, que ce sont toutes les conquêtes de la classe ouvrière qui sont visées car pour survivre, le système capitaliste n’a pas d’autre alternative. 

DEVANT LES PROJETS DU CAPITAL, SE DRESSE LA LUTTE DE CLASSE

Oui, la lutte de classe est toujours présente, elle oppose toujours ceux qui n’ont que leur force de travail pour vivre, à ceux qui possèdent les moyens de production.

Tous les jours, à ceux qui voudraient nous persuader de la « fin de l’histoire », la réalité des mouvements de grève démontre la résistance des salariés, souvent dans l’unité d’action entre FO et CGT sur des revendications de classe.

C’est par exemple le cas :

 - chez Generali, où à l’appel des sections syndicales FO et CGT, les salariés de la production informatique ont été en grève de 24 heures le 4 février sur des revendications claires :

  • maintien en France et au sein de l’UES de toutes les activités de la DSI et d’un site de données, notamment de l’infrastructure et du réseau,
  • retrait du projet de mise à disposition des salariés,
  • retrait de tout projet de délocalisation (toute la DSI),
  • maintien sans limitation de durée des contrats avec Generali Vie et sans aucune suppression de postes ni réduction d’effectifs (toute la DSI).

 - chez IMH, où après l’annonce d’évolution salariale inacceptable, notre section syndicale, pourtant non représentative, avec le Syndicat départemental des Assurances des Deux-Sèvres, a organisé la grève suivie largement par les salariés, grève qui a fait bouger la position de la direction et des organisations représentatives qui, jusqu’alors, ne réagissaient pas ; et surtout avec un résultat aux élections qui viennent de se dérouler qui voit notre syndicat obtenir 18,52 % des voix et donc, conquérir dans la bataille, avec les salariés pour la défense de leurs intérêts, la représentativité.

La question des salaires est aussi la cause de mouvements dans beaucoup de sociétés : MAIF, CBP…

Et dans bien d’autres secteurs, comme celui de la Sécurité Sociale (appel de toutes les Fédérations), la défense de la Sécurité Sociale et du statut du personnel…

Les médias, les fameux spécialistes, le gouvernement, les partis politiques veulent nous faire croire que cette situation est inéluctable, qu’il n’y aurait pas d’issue, que c’est dans la nature des choses. Mais les salariés, les militants ouvriers ne sont pas résignés, loin de là. Ils résistent et cherchent par tous les moyens à se réapproprier leurs organisations et à agir pour gagner.

ACTION INTERPROFESSIONNELLE DANS L’UNITÉ D’ACTION

Le 29 janvier dernier, la Confédération FO a organisé un meeting où 6 000 militants de toute la France se sont réunis. L’annonce de la décision de la Commission Exécutive de faire un appel à une journée d’actions et de manifestations, avec proposition à toutes les organisations syndicales d’une grève interprofessionnelle le 18 mars a été ovationnée, démontrant la grande cohésion des militants FO et en même temps traduisant l’attente de toute la classe ouvrière.

C’est une véritable perspective de victoire dont la Confédération FO a pris la responsabilité. Cette action est d’autant plus importante qu’elle s’inscrit dans une orientation d’unité d’action pour dire NON au Pacte de Responsabilité, NON aux plans d’austérité et enfin pour la défense de la Sécurité Sociale.

La préparation de la réussite de cette journée interprofessionnelle revêt une importance toute particulière, pour la défense des revendications de tous les travailleurs du privé comme du public.

La défense de la Sécurité Sociale, c’est la défense de la classe ouvrière dans toutes ses composantes, c’est la défense d’un système social cristallisant toutes les conquêtes des travailleurs.

Dans le secteur de l’Assurance (Sociétés d’Assurance, d’Assistance, de Courtage agences générales), la Section fédérale demande à toutes ses structures de préparer, sur la base de revendications précises, la réussite du 18 mars.

Le lien est évident entre les différents projets qui surgissent dans toutes les entreprises, quelles que soient les branches et la forme juridique des sociétés, et la politique d’austérité qui est impulsée par la Troïka et dont François Hollande n’est plus qu’un des valets serviles.

Qui peut remettre en cause le fait que le but recherché de tous ces plans ou pactes, c’est la baisse du coût du travail ?

Pour ceux qui douteraient, comment comprendre alors la même orientation développée dans toutes les restructurations, les plans de licenciements, et les pressions sur les salariés qui ont tous pour principe la baisse du coût du travail pour tenter d’augmenter les profits de quelques-uns, fusse sur la destruction des droits des travailleurs, de leurs organisations conduisant dans la misère la plus totale de plus en plus de familles.

Nous terminerons sur deux extraits du discours de Jean-Claude MAILLY, le 29 janvier 2014.

D’abord, il rappelait que « Faire du syndicalisme ce n’est pas se couler dans la gestion du possible. C’est réclamer l’impossible qui devient possible et réel quand nous obtenons satisfaction » et aussi que pour FO, le « mouvement collectif ce n’est pas un pacte austère d’unité nationale, mais l’action par la grève, les manifestations et les rassemblements ? C’est-à-dire l’expression libre et volontaire de ce je continue à appeler la classe ouvrière ».

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire de la section fédérale 

 

Alors OUI, préparons tous le 18 mars 2014

pour défendre les intérêts de la Classe Ouvrière

FO 18 mars 2014

(1) Article 1er de l’ordonnance de 1945

(2) Que les cotisations s’appellent « salariales » ou « patronales », voire charges dans la bouche des patrons, elles sont toutes du salaire des travailleurs. Les faire disparaître  comme l’a annoncé François Hollande, ce n’est ni plus ni moins que du vol, en plus d’être une remise cause de la Sécurité Sociale.

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Generali : Lettre ouverte à l’Argus de l’Assurance

Posté par foassurances le 13 février 2014

GENERALI : LETTRE OUVERTE A l’ARGUS DE L’ASSURANCE

 

A Nicolas Thouet, journaliste à l’Argus de l’Assurance
.
Pièces jointes
 :
- les deux versions de votre article sur la grève de la production informatique,
- les tracts des syndicats CGT et FOBonjour Monsieur, 

J’estime nécessaire de réagir à l’article que vous avez publié sur votre site WEB le 4 février 2014 à 17 h 42 sur la grève de la production informatique chez Generali. Il existe deux versions de cet article dont une a été « mise à jour » le lendemain, 5 février, à 16 h 45.Dans les deux versions je suis cité. Vous m’avez cité partiellement ce qui est votre droit et je ne vous le reproche pas. Vous avez respecté une pratique conforme aux règles habituelles : me soumettre les propos qui me sont prêtés.J’ignorais le reste de l’article qui est de votre responsabilité. Je suis cependant intrigué par le changement de rédaction. Dans le texte d’origine vous avez écrit « Suite à la grève organisée ce 4 février par une partie des effectifs de la production informatique de l’assureur, une délégation de onze salariés a été reçue ce même jour par la direction, » ce qui correspondait au moins partiellement aux informations que je vous avais communiquées.   

Mais cette phrase a été transformée ainsi : « Faible mobilisation pour la grève organisée ce 4 février dans les locaux de la production informatique de l’assureur, à l’appel de la CGT et de FO. Selon nos informations, entre 10 et 20 personnes ont participé à ce mouvement. Pour autant, une délégation de salariés a été reçue ce même jour par la direction », ce qui est contraire à ce que je vous avais indiqué.

Vous prétendez que selon vos informations « entre 10 et 20 personnes ont participé ». C’est faux et on pourrait penser que je suis votre informateur ou un de vos informateurs. Vous auriez pu au moins préciser que cette évaluation est contestée par celui que vous citez.

Je ne sais pas d’où viennent vos informations inexactes mais je sais qui a intérêt à les répandre, la Direction de Generali évidemment.

Il y a d’ailleurs eu un évènement au début de la grève qui me laisse penser que vous avez pu subir une pression de cette Direction. Une partie des grévistes était rassemblée sur un plateau avec les délégués centraux de la CGT et de FO (moi-même) surtout dans le but de dialoguer avec les prestataires qui sont directement concernés par nos revendications. C’est alors que Michel Estimbre est arrivé accompagné du responsable de la DSI, du responsable de la Production, d’une responsable de la RH et d’un huissier pour nous sommer de quitter les lieux, nous menacer de saisir la justice et exercer une pression contre la grève. L’huissier et la RH prenaient de nombreuses photos.

Est-ce cela votre source ? Je l’ignore. Ce qui compte c’est que votre « mise à jour » sera utilisée par la Direction de Generali pour discréditer notre mouvement.

La délégation de la production composée de salariés syndiqués et non syndiqués et des syndicats CGT et FO est, comme je vous l’avais indiqué, très représentative de l’ensemble de la production. La Direction ne s’y est pas trompée puisqu’elle a elle-même proposé de la rencontrer régulièrement, une fois par mois, dans la même composition.

Cette délégation et les syndicats CGT et FO ont décidé de proposer à tous les salariés de Generali à Saint-Denis de les rencontrer parce que tous sont finalement concernés. La Direction a refusé à nos syndicats une salle, appelée auditorium, alors qu’elle était libre. Ce refus inhabituel démontre que la Direction cherche à casser notre mobilisation pour nous faire accepter son plan.

La Direction de Generali vous a dit que c’est un plan complexe. Peut-être mais est-ce une raison pour refuser aux CE et CCE des informations qui lui sont légalement dues. Comme je vous l’ai indiqué par téléphone nous réclamons la communication des projets des statuts et une description détaillées des actifs à transférer, une communication officielle de l’étude de risque qui a été réalisée par Generali France et qui démontre que le site français est le seul sécurisé et le moins coûteux.

Vous n’avez pas retenu, ce qui est votre droit, ces demandes que je vous avais indiquées et qui émanent de la délégation de la Production et des syndicats FO et CGT au même titre que celle concernant le périmètre de l’UES.

Cependant ces demandes non satisfaites, à ce jour, sont légalement dues aux institutions représentatives et très importantes pour l’avenir des salariés de la production informatique et finalement pour tous les salariés de Generali France.

Ces revendications sont liées à celles qui ont fait l’objet de la grève et notamment celle du maintien sans limitation de durée des contrats avec Generali Vie et sans aucune suppression de postes ni réduction d’effectif.

Je devrai rendre ce courrier public pour corriger les informations erronées de la « mise à jour » de votre article.

J’en profite pour vous communiquer, pour votre information, le tract des syndicats CGT et FO qui propose une rencontre entre les salariés de la production et les autres salariés de Generali France et réaffirme l’ensemble des revendications que, dans l’unité, nous soutenons et le tract de compte-rendu.

Je vous adresse mes meilleures salutations. 

Jean-Simon Bitter
Délégué central FO chez Generali

 

 

Pièce jointe N°1 :  Les deux versions de l’article sur la grève de la production informatique à Generali

1ère version
Grève chez Generali  les salariés reçus par la direction
.
Par NICOLAS THOUET – Publié le 04 février 2014, à 17h42
.
Suite à la 
grève organisée ce 4 février par une partie des effectifs de la production informatique de l’assureur, une délégation de onze salariés a été reçue ce même jour par la direction, représentée par Michel Estimbre, directeur des ressources humaines de Generali France«Parmi les revendications que nous avons formulées au cours de cet entretien, nous avons notamment demandé à ce que la future succursale française de GTech – qui soit dit en passant devrait être rebaptisée GIS – soit intégrée au sein de l’union économique et sociale (UES) de Generali France», explique Jean-Simon Bitter, délégué central FO chez Generali. Et d’ajouter : «On ne peut, en effet, pas concevoir que les contrats de travail et les actifs, qui seront normalement transférés dans cette nouvelle société de droit italien au 1er juillet, ne soient pas tous réunis dans une même structure juridique en France.»

VERS UNE NOUVEAU MOUVEMENT ? A défaut d’être entendue par la direction, la délégation n’excluait pas de reprendre la grève dans les prochaines semaines. Pour rappel, dans une interview exclusive accordée le 3 février à l’Argus de l’assurance, Michel Estimbre reconnaissait que cette réorganisation informatique était un «projet complexe», qui nécessitait des travaux «menés étape par étape».

2ème version
Grève chez Generali  les salariés reçus par la direction
.
Par NICOLAS THOUET - Mis à jour le 05 février 2014, à 16h 45 - Publié le 04 février 2014, à 17h42
.
Faible mobilisation pour la grève organisée ce 4 février dans les locaux de la production informatique de l’assureur, à l’appel de la CGT et de FO. Selon nos informations, entre 10 et 20 personnes ont participé à ce mouvement. Pour autant, une délégation de salariés a été reçue ce même jour par la direction, représentée par Michel Estimbre, directeur des ressources humaines de Generali France«Parmi les revendications que nous avons formulées au cours de cet entretien, nous avons notamment demandé à ce que la future succursale française de GTech – qui soit dit en passant devrait être rebaptisée GIS – soit intégrée au sein de l’union économique et sociale (UES) de Generali France», explique Jean-Simon Bitter, délégué central FO chez Generali. Et d’ajouter : «On ne peut, en effet, pas concevoir que les contrats de travail et les actifs, qui seront normalement transférés dans cette nouvelle société de droit italien au 1er juillet, ne soient pas tous réunis dans une même structure juridique en France.»

VERS UNE NOUVEAU MOUVEMENT ? A défaut d’être entendue par la direction, la délégation n’excluait pas de reprendre la grève dans les prochaines semaines. Pour rappel, dans une interview exclusive accordée le 3 février à l’Argus de l’assurance, Michel Estimbre reconnaissait que cette réorganisation informatique était un «projet complexe», qui nécessitait des travaux «menés étape par étape».

.

Pièces jointes N°2 :  Les tracts des syndicats FO & CGT de Generali

Tract FO & CGT Appel à l’assemblée des salariés du 11/02/14 :fichier pdf Appel CGT et FO AG du 11 février 2014

Tract FO & CGT Compte Rendu de l’assemblée du 11/02/14 :  fichier pdf Tract CGT et FO du 13 février 2014

Jean-Simon Bitter
Délégué central FO chez Generali
Secrétaire Fédéral de la FEC FO (Secteur Assurances)

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, GENERALI | 1 Commentaire »

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus