JEC Novembre : NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Posté par foassurances le 13 novembre 2011

NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Retour à l'accueil  La Direction d’Allianz vient de présenter son plan stratégique 2012-2015. Sur cette période, elle prévoit de supprimer 2 700 emplois (1 200 pour les salariés administratifs, 1 500 pour les salariés commerciaux).

D’autres groupes ont fait des annonces comparables de même ampleur. Tous ont des plans de suppressions d’emplois dans les tiroirs. Tous mettent en avant les mêmes causes : la crise financière, la dette souveraine, les nouvelles normes prudentielles (solvabilité 2)…

Mais cette dette n’est pas celle des salariés, mais cette crise n’est pas le fait des salariés !

Mais ces nouvelles règles ne sont pas là pour soutenir l’activité d’assurance, bien au contraire, elles ne visent que la réduction du coût du travail et le profit des actionnaires.

Tous ces groupes mentent quand ils prétendent qu’ils ne feront pas de licenciements. En fait, ils contournent les obligations légales et ont déjà commencé.

Les premières victimes sont les salariés précaires en CDD, y compris les alternants, les intérimaires, les prestataires. Chez AXA, en 18 mois, de décembre 2009 à juin 2011, les effectifs ont baissé de 6,2 % et,parmi eux, le nombre de CDD, y compris alternants, a diminué de 31,5 %.

Et s’agissant des prestataires qui, pour la plupart, occupent en réalité des postes sous la subordination directe dans l’entreprise d’assurance, aucune information n’est communiquée ; mais ils sont des milliers livrés à l’arbitraire.

Tous les salariés, y compris en CDI, en sont victimes. Les conditions de travail deviennent insupportables du fait des sous-effectifs. Les départs en retraites ne sont pas remplacés. Les restructurations se succèdent.

Des salariés ont quelques fois connu plusieurs restructurations successives. Ils subissent la suppression de leur service, une reconversion difficile et humiliante puis une nouvelle disparition du service… Chez Generali par exemple, un service de 33 personnes est appelé à disparaître et, alors que la consultation du comité d’entreprise n’est pas achevée, ils sont tenus chaque matin de rechercher des postes dans la bourse de l’emploi. Ils sont révoltés.

Notre syndicat FO ne peut pas accepter.
Mais quel syndicat de salariés pourrait accepter ?

  • Aucune suppression d’emplois !
  • Maintien de toutes les activités sur place et non à la disparition des services !
  • Maintien en poste des CDD et des prestataires !
  • Remplacement de tous les départs en retraite par des embauches en CDI !

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale
Le 10 novembre 2011

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE du 09/11/11

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années. En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP -TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.

Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :

  • elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession,
  • elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables,
  • elle sape les principes républicains et les droits sociaux.

Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne (« de droite ou de gauche ») est inacceptable.
En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire.
Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.
Paris, le 9 novembre 2011

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Allianz : Débrayage pour la prime de 5000 euros

Posté par foassurances le 12 septembre 2011

Allianz : Débrayage pour la prime de 5000 euros le 13/09/2011

Retour à l'accueil  La section fédérale des assurances de la FEC-FO salue l’action de FO au sein d’Allianz et approuve pleinement le communiqué de notre section syndicale :

F.O , dès l’annonce de la prime de participation aux bénéfices nulle , a lancé une pétition reprise par d’autres syndicats.

Aujourd’hui , dans l’unité avec la C.F.T.C , F.O Allianz revendique une prime salariale de 5000 euros et se déclare prêt à un appel à la grève pour la satisfaction de cette revendication.

F.O appelle donc les salariés à débrayer demain matin.

Jacques LEMOUSSU
R.S.S.  F.O.

La section fédérale apporte son soutien aux salariés et aux syndicats d’Allianz pour leur action et leurs revendications.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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Organiser dans l’unité des Assemblées Générales pour les revendications

Posté par foassurances le 15 avril 2009

Retour à l'accueil  Dans nos branches professionnelles, les conditions de travail se dégradent chaque jour, les plans de restructuration se multiplient. Il y a des délocalisations et des externalisations. Ces plans se traduisent aussi par une politique de spécialisation des sites comme aux AGF ou chez Generali, conçue méthodiquement pour que les salariés perdent le travail pour lequel ils sont qualifiés. Cette politique de spécialisation des sites vise l’industrialisation des métiers de l’assurance et la standardisation des tâches qui permet de tout réduire à des « actes de gestion simple ». La conséquence de ce choix délibéré, est : le transfert des activités sans les salariés qualifiés. On aboutit ainsi à une déqualification généralisée du travail.

Pour les milliers de salariés concernés c’est catastrophique. Ils perdent la qualification qu’ils avaient acquise et sont mis en situation de précarité. Pour les entreprises, cela aboutit à une totale désorganisation mais, peu importe à ceux qui ne visent qu’un but immédiat : la réduction brutale du coût du travail.

Notre syndicat FO combat cette politique en soutenant les revendications :

  • le maintien des activités sur tous les sites
  • le maintien de tous les emplois sur tous les sites
  • le maintien de tous les sites
  • la garantie d’aucun licenciement (cette revendication concerne les salariés prestataires, CCD et intérimaires qui sont les premières victimes des restructurations)
  • la garantie d’aucune déqualification
  • l’arrêt des externalisations

Pour obtenir satisfaction sur ces revendications fondamentales, il est nécessaire d’agir dans l’unité. C’est pourquoi notre syndicat FO propose aux autres organisations syndicales, dans plusieurs entreprises, la convocation d’Assemblées Générales des salariés dans l’unité la plus large possible. (voir notre tract chez Generali Organiser dans l'unité des Assemblées Générales pour les revendications  dans Allianz pdf).

La section fédérale des assurances de la FEC-FO soutient ces propositions d’unité qui s’inscrivent dans les résolutions de nos instances fédérales et confédérales.

En effet, le comité confédéral national de la CGT-FO ainsi que le congrès de notre fédération, la FEC-FO, estimant que la multiplication des journées d’action ne conduirait qu’à l’échec, ont décidé de proposer aux autres organisations syndicales une grève interprofessionnelle franche pour les revendications et l’organisation dans ce cadre d’assemblées générales des salariés dans l’unité d’action la plus large possible.

Il s’agit en effet de s’unir pour un objectif précis : la satisfaction des revendications.

Georges de Oliveira                      Jean-Simon Bitter

loupe.png Voir tous les tracts distribués à Generali

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Tous en grève le 19 mars !

Posté par foassurances le 13 mars 2009

Force Ouvrière 19 mars
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  Communiqué de la section fédérale des assurances de la FEC – FO

 

TOUS EN GREVE LE 19 MARS 2009

 

  • Aucun licenciement

  • Maintien de tous les sites et de toutes les activités et de tous les emplois sur ces sites

  • Arrêts des suppressions d’emploi de prestataires, embauche en CDI de tous les contrats précaires

  • Augmentation générale de 200 euros pour tous.

La section fédérale des assurances appelle les syndicats et salariés à maintenir partout leurs revendications jusqu’à satisfaction.

Rappelons-nous les profits fantastiques qu’ont réalisés les multinationales dans les années 2005, 2006, 2007 et 2008. Que sont-ils devenus ? Quel rôle cette course aux profits a-t-elle joué dans la crise actuelle ? En tout cas pour les salariés, cela se traduit, dans tous les secteurs de la profession, assurances, compagnies et mutuelles, assistances, courtages et agences, par des conditions de travail devenues insupportables, par le blocage des salaires ou leur maintien bien en dessous de la hausse réelle des prix, par les suppressions d’emplois.

Partout il y a individualisation des rémunérations, instauration d’objectifs et contrôle des rendements. Chaque jour il y a des licenciements, le motif « insuffisance professionnelle » totalement arbitraire est souvent utilisé. Partout la pression sur les salariés s’est accrue.

De grands groupes pratiquent une politique de réduction des effectifs en imposant des transferts massifs d’activité ; dans certains cas, comme AXA, il s’agit surtout d’une délocalisation au Maroc, chez Generali et AGF il s’agit surtout de transferts internes. Dans le courtage, il s’agit aussi de licenciements collectifs.

Dans tous les cas le résultat est le même : les salariés perdent leur travail et vivent l’enfer de la précarité. Des milliers de prestataires, d’intérimaires et de CDD sont les premières victimes de la réduction des effectifs.

Voilà ce qui provoque la colère des salariés. Et dans beaucoup d’entreprises la mobilisation des salariés et de leurs organisations syndicales est engagée pour revendiquer les maintiens des activités, l’arrêt des licenciements, les augmentations générales des salaires.

A la MACIF, une pétition CGT et FO pour l’augmentation générale des salaires (10 % avec un minimum de 300 €) a recueilli des milliers de signatures, les MACITEL ont engagé des débrayages sur leurs revendications.

Chez AVIVA, tous les syndicats réclament ensemble une augmentation générale des salaires (3 % avec un minimum mensuel de 100 €).

Chez AXA, les salariés de Wilson ont débrayé avec les syndicats FO et CGT pour le maintien des activités, contre la délocalisation au Maroc, les salariés du site de Montauban réclament le maintien de leur site et de tous les emplois.

À la GMF, les délégués FO et CGT se sont réunis en conférence pour formuler leurs revendications communes, notamment le maintien du statut et d’un emploi sur son site de travail pour chaque salarié,et, en terme de pouvoir d’achat, 3.5 % au 1er janvier 2009 et Le maintien d’un écart positif de 0.7 par rapport à l’inflation constatée en fin d’année,

A Téléassurances, les salariés avec tous les syndicats ont décidé des débrayages reconductibles pour l’augmentation générale des salaires (700 € de plancher, 1500 € de prime exceptionnelle, reconduction de la prime d’ancienneté de 1% par an).

La section fédérale des assurances soutient ces mobilisations qui regroupent salariés et syndicats sur des revendications formulées avec précision. La section fédérale soutient tout particulièrement la mobilisation des travailleurs et syndicats des filiales d’assurances et de toutes les entreprises de Martinique, Guadeloupe, Guyane et de la Réunion dans le cadre de la grève générale pour 200 euros. Elle salue les résultats obtenus qui sont un point d’appui pour tous les salariés.

La section fédérale appelle tous les salariés des assurances, de l’assistance, du courtage et des agences à la grève le 19 mars 2009 sur les revendications suivantes :

  • Aucun licenciement

  • Maintien de tous les sites et de toutes les activités et de tous les emplois sur ces sites

  • Arrêts des suppressions d’emploi de prestataires, embauche en CDI de tous les contrats précaires

  • Augmentation générale de 200 euros pour tous.


La section fédérale des assurances appelle les syndicats et salariés à maintenir partout leurs revendications jusqu’à satisfaction.

Tous en grève le 19 mars 2009

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Une odieuse méthode de licenciements

Posté par foassurances le 19 décembre 2008

Retour à l'accueil  Tout le monde le sait, il vaut mieux lire attentivement son contrat d’assurances. Mais certains syndicats dans le secteur des assurances ne lisent pas les accords qu’ils signent. Ou bien ils ont lu mais alors c’est bien plus grave encore …. Prenons un exemple. On trouve dans un accord GPEC la phrase suivante qui est censée garantir l’emploi ou plutôt que certains des syndicats signataires ont mis en avant pour justifier leur signature : « Aussi les parties signataires se donnent-elles pour objectif que l’application concrète des mesures prévues dans le présent accord de GPEC permette à l’entreprise, hors situations économiques durablement défavorables (tels, par exemple, une baisse durable du chiffre d’affaires ou des résultats…) d’éviter de recourir à des procédures de licenciements collectifs pour motif économique concernant les salariés visés à l’alinéa 2 de l’article 1.1, ci-dessus, pendant toute la durée d’application de cet accord. »

Voilà une phrase compliquée. Décortiquons la.

Commençons par extraire un membre de phrase lourd de significations :

« hors situations économiques durablement défavorables (tels, par exemple, une baisse durable du chiffre d’affaires ou des résultats…) »

Cela signifie que les garanties, dans la mesure où elles sont réelles, disparaissent quand la situation économique devient défavorable, c’est-à-dire précisément quand les salariés en ont le plus besoin.  L’accord GPEC qui contient ce paragraphe a été signé à effet du 1er janvier 2007 pour une durée de 3 ans. Notre syndicat FO en avait alors dénoncé l’hypocrisie. Nous voyons ce qu’il en est aujourd’hui.

Continuons en extrayant cette fois le dernier membre de phrase :

« …concernant les salariés visés à l’alinéa 2 de l’article 1.1 ci-dessus pendant toute la durée d’application de cet accord. »

Cette disposition exclut du champ de l’application de l’accord les salariés commerciaux. Or au moment où se négociait cet accord, la Direction engageait un plan de licenciements économiques de plus de 200 salariés commerciaux, lesquels sont aujourd’hui en procédure prud’homale contre l’employeur. Évidemment les syndicats qui provoquaient, en signant un accord de baisse de rémunération, ce plan de licenciement, sont ceux là même qui signaient l’accord de GPEC.

Revenons à notre paragraphe qui devient un peu plus lisible :

« Aussi les parties signataires se donnent-elles pour objectif que l’application concrète des mesures prévues dans le présent accord de GPEC permette à l’entreprise, …, d’éviter de recourir à des procédures de licenciements collectifs pour motif économique … »

Il s’agirait donc « d’éviter de recourir à des procédures de licenciements collectifs ». Nous avons vu l’hypocrisie de ce pseudo engagement. Mais en fait qui s’engage ? Non pas l’employeur mais « les parties signataires » donc la partie patronale et la partie syndicale réunies dans un même objectif, c’est ce qu’on appelle l’association capital / travail.

Et comment les « parties signataires » comptent-elles  procéder ? Par « l’application concrète des mesures prévues dans le présent accord ». Il s’agit, par exemple, de la mobilité qu’elle soit à l’initiative de l’employeur ou du salarié.

Il faudrait donc que les syndicats s’associent à l’employeur pour imposer la mobilité, pour éviter les licenciements et ce à condition que la situation économique le permette ! Voilà la logique de cet accord GPEC !

Remarquons enfin qu’il s’agit des licenciements économiques et non des licenciements pour motif personnel et notamment du licenciement pour insuffisance professionnelle qui se généralise.

C’est ce que vivent les salariés en ce moment dans l’entreprise couverte par cet accord.

Voici les faits :

L’employeur convoque un comité d’entreprise pour annoncer une restructuration importante, la spécialisation des sites de travail. Il annonce la disparition, dans un an, de la production d’assurance automobile (en attendant l’annonce de la disparition de l’indemnisation) sur le principal site. Le jour même du comité, il réunit les salariés concernés les invitant  à la mobilité s’ils ne veulent pas se retrouver sans travail dans un an. Les salariés doivent se débrouiller avec les outils de GPEC  dont, par exemple, la bourse des emplois. Certains trouvent, d’autres pas. Certains craignent avec raison les conséquences d’une mutation vers une nouvelle activité dans une entreprise qui recoure aux licenciements pour insuffisance professionnelle. Le nombre de salariés diminue mais le  travail reste et est donc supporté par un nombre réduit. A l’angoisse de perdre son emploi, s’ajoute le stress dû au travail excessif et cela s’aggrave de semaine en semaine.

Nous savons où cela mène, nous connaissons tous les conséquences pour la santé des salariés d’un tel procédé. Nous constatons autour de nous  la situation désespérée de certains de nos collègues.

Voilà où mène la politique de GPEC.

Notre syndicat FO n’a évidemment pas signé cet accord. Il a fait le choix inverse, celui de l’action syndicale sur des revendications claires :

  • Aucun licenciement,
  • Maintien de tous les sites de travail,
  • Maintien des activités et de tous les emplois sur ces sites de travail.

L’accord  GPEC et les faits cités sont relatifs au groupe Generali mais ils se sont produits dans des circonstances presque identiques dans plusieurs groupes tels AXA ou AGF. Partout les syndicaux FO de l’assurance luttent pour ces revendications.

Jean-Simon Bitter

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Ce n’est pas inéluctable !

Posté par foassurances le 11 juin 2008

Retour à l'accueil  On veut nous présenter comme inéluctable le passage à 41 ans de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Or notre confédération a avancé des arguments incontestables pour démontrer qu’il n’en est rien. Mais c’est le soutien de la CFDT (avec « l’opposition raisonnable » de la CGT) qui seul permet au gouvernement et au MEDEF de donner consistance à leur plan. Il en est de même pour ce qui concerne la liberté syndicale, la hiérarchie des normes et le principe de faveur, les conventions de branche et la durée légale du travail. C’est la position commune MEDEF, CGT et CFDT qui ouvre la brèche politique qui permet au gouvernement de tout remettre en cause.

Et dans notre profession, nous avons subi, il y a maintenant plus de 10 ans la fermeture de la CREPPSA, notre caisse de retraite professionnelle alors qu’elle disposait de près de 4 années de prestations en réserve ! Avec la CREPPSA, un salarié ayant accompli toute sa carrière dans l’assurance obtenait une retraite globale atteignant, le plus souvent, 90 % de son salaire d’activité. Aujourd’hui il atteindra péniblement 60 %. Et cela n’aurait pas été possible sans la signature de l’accord de fermeture par plusieurs syndicats dont évidemment la CFDT.

Tout récemment, le 5 juin 2008, les salariés de la GMF, région PACAC, étaient en grève pour s’opposer à la mise en place du travail obligatoire le samedi. La Direction régionale qui les a reçus s’est abritée derrière un accord sur le temps de travail non signé par FO. Les salariés grévistes à l’appel de notre syndicat FO et de la CGT ont réclamé le retrait de la signature de cet accord.

Bien sûr nous sommes favorables à la négociation et un accord est un compromis qu’il faut signer s’il est favorable aux salariés. Nous avons, par exemple, signé l’accord sur les salaires à la GMF qui garanti une augmentation générale au moins égale à l’augmentation de l’indice des prix plus 0,2 %.

Mais fallait-il signer les accords triennaux, chez Generali ou AXA, qui instaurent l’individualisation des salaires et qui prévoient des augmentations générales (1,1 plafonnées chez AXA, 1,9 puis 1,7 plafonnées chez Generali) bien inférieures à l’évolution de l’indice des prix ?

Et, alors que la hausse des prix connaît une progression annuelle de 3,3 %, de 5.7% pour les produits alimentaires et de 15.4% pour l’énergie, pour obtenir des négociations sur les augmentations générales, ne faut-il pas le retrait des signatures des accords triennaux ?

Nous n’avons jamais posé de préalable à l’unité d’action dès lors que cette unité se fait sur des revendications précises conformes à l’intérêt des salariés. C’est ainsi que nous avons été dans l’unité d’action, jusqu’à la grève, à la MAAF, à Mondial Assistance, à Garantie assistance, à la GMF.

Mais la section fédérale des assurances, se reconnaît totalement dans la résolution de la commission exécutive confédérale (voir résolution Ce n'est pas inéluctable ! dans Allianz pdf)  qui refuse d’être complice d’une situation d’imbroglio, qui demande le retrait des signatures de la position commune, qui refuse de s’associer à la journée d’action du 17 juin et maintien la proposition d’un appel à la grève interprofessionnelle sur des revendications précises.

Jean-Simon Bitter

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AGF : appel de la délégation de Reims pour l’unité

Posté par foassurances le 23 mai 2008

Retour à l'accueil  Motion adressée à toutes les organisations syndicales des AGF :

L’Assemblée Générale des salariés de la délégation de Reims réunie le 21 mai 2008 en présence des syndicats s’adresse à toutes les organisations syndicales des AGF.

Le plan de la Direction est néfaste.

Il est nécessaire de réaliser l’unité de tous les syndicats sur des revendications précises.

Les revendications susceptibles de rassembler tous les salariés des AGF sont :

  • Aucun licenciement.
  • Maintien de tous les sites.
  • Maintien des activités actuelles sur les sites existants.

Réponse de Force Ouvrière :

FO répond favorablement à cet appel et propose à tous les syndicats de reprendre cet appel et de le soumettre à la signature dans tous les établissements sur toute la France.

A Reims, FO a pris l’engagement de soumettre cette proposition d’unité à toutes les organisations syndicales et de proposer la tenue d’assemblées dans les autres délégations.

Voir aussi :
Voir l’article du 19/05/08 :  AGF, le 21 mai 2008 : unité sur les revendications
Voir l’article du 20/02/08  : AGF, retrait du plan de suppression d’emplois.

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AGF : Le 21 mai, unité sur les revendications !

Posté par foassurances le 19 mai 2008

Retour à l'accueil  FO assurances se prononce pour la tenue d’assemblées générales des salariés des AGF avec leurs syndicats sur tous les sites le 21 mai 2008.

FO assurances estime que l’unité d’action doit se constituer sur des revendications précises.

Les revendications urgentes qui sont à même de préserver les salariés des AGF et les AGF elles mêmes sont :

  • Aucun licenciement.
  • Maintien de tous les sites.
  • Maintien des activités et des postes de travail sur les sites existants.
  • Aucune mutation autoritaire.

FO assurances propose ces revendications sur la base desquelles l’unité d’action peut se constituer jusqu’à la grève pour obtenir satisfaction.

Voir l’article du 20/02/08 sur les AGF : Retrait du plan de suppression d’emplois.

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AGF : Retrait du plan de suppression d’emplois

Posté par foassurances le 20 février 2008

Retour à l'accueil Le CEC (comité d’entreprise commun) des AGF s’est réuni ce jour. La Direction a présenté un projet de réorganisation en 3 ans qu’elle a baptisé « Ambition 2011 ».

Notre syndicat FO est convaincu que ce plan est imposé par Allianz SE (SE pour société européenne), ce que conteste Jean-Philippe Thierry, encore pour un temps PDG.

Ce plan, tel qu’il a été présenté par la Direction, comporte la suppression de 700 postes de « Back Office » et la création de 550 postes de commerciaux. C’est totalement incohérent. Les effectifs commerciaux très précaires ont d’ailleurs légèrement augmenté ces derniers temps et ne peuvent pas fonctionner sans le support des services administratifs.

Mais en réalité il est question de spécialiser des sites ce qui aura des conséquences très graves pour l’emploi. Il y a 6 sites administratifs importants : Rennes, Marseille, Bordeaux, Lyon, Lille et Paris. Ainsi à Rennes, par exemple, la délégation qui comporte 254 salariés administratifs couvrant les activités de souscription des particuliers, des professionnels et des entreprises IARD ainsi que l’informatique, le marketing, la comptabilité et enfin l’indemnisation deviendrait un centre national spécialisé sur l’indemnisation IARD. C’est ainsi qu’une centaine de salariés de Rennes vont se voir proposer soit une reconversion sur le site soit un déménagement sur Bordeaux.

De tels déménagements menacent près de 1000 salariés sur l’ensemble des sites.

D’autres sites plus réduits en effectifs, orientés vers le soutien commercial au réseau santé, vont perdre toute activité administrative : 200 personnes sont concernées.
La Direction a bien sûr inclus, sans l’expliciter, les départs naturels correspondant au turn-over et aux départs en retraites (150 à 200 par an).

La Direction des AGF a critiqué les articles de presse qui annonçaient un plan important de suppression d’emplois. Elle a démenti. Mais dans la réalité, les fermetures de sites et les déménagements consécutifs à la spécialisation des sites les plus importants et les départs naturels non remplacés concernent bien 1500 salariés sur 3 ans.

C’est inadmissible !

Ce plan doit être retiré !

Notre syndicat FO revendique

  • la garantie d’aucun licenciement
  • le maintien de tous les sites (administratifs et commerciaux) sans condition de taille.
  • le maintien de tous les postes et de toutes les activités sur les sites.

Notre syndicat FO est favorable à toute action y compris la grève pour obtenir ces garanties et le retrait du plan.

Notre syndicat FO est favorable à l’unité. L’essentiel est de s’unir sur ces revendications précises.

Et aussi … :
Voir l’article du 19 mai 2008 : AGF, le 21 mai 2008 : unité sur les revendications

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