Generali : Lettre ouverte à l’Argus de l’Assurance

Posté par foassurances le 13 février 2014

GENERALI : LETTRE OUVERTE A l’ARGUS DE L’ASSURANCE

 

A Nicolas Thouet, journaliste à l’Argus de l’Assurance
.
Pièces jointes
 :
- les deux versions de votre article sur la grève de la production informatique,
- les tracts des syndicats CGT et FOBonjour Monsieur, 

J’estime nécessaire de réagir à l’article que vous avez publié sur votre site WEB le 4 février 2014 à 17 h 42 sur la grève de la production informatique chez Generali. Il existe deux versions de cet article dont une a été « mise à jour » le lendemain, 5 février, à 16 h 45.Dans les deux versions je suis cité. Vous m’avez cité partiellement ce qui est votre droit et je ne vous le reproche pas. Vous avez respecté une pratique conforme aux règles habituelles : me soumettre les propos qui me sont prêtés.J’ignorais le reste de l’article qui est de votre responsabilité. Je suis cependant intrigué par le changement de rédaction. Dans le texte d’origine vous avez écrit « Suite à la grève organisée ce 4 février par une partie des effectifs de la production informatique de l’assureur, une délégation de onze salariés a été reçue ce même jour par la direction, » ce qui correspondait au moins partiellement aux informations que je vous avais communiquées.   

Mais cette phrase a été transformée ainsi : « Faible mobilisation pour la grève organisée ce 4 février dans les locaux de la production informatique de l’assureur, à l’appel de la CGT et de FO. Selon nos informations, entre 10 et 20 personnes ont participé à ce mouvement. Pour autant, une délégation de salariés a été reçue ce même jour par la direction », ce qui est contraire à ce que je vous avais indiqué.

Vous prétendez que selon vos informations « entre 10 et 20 personnes ont participé ». C’est faux et on pourrait penser que je suis votre informateur ou un de vos informateurs. Vous auriez pu au moins préciser que cette évaluation est contestée par celui que vous citez.

Je ne sais pas d’où viennent vos informations inexactes mais je sais qui a intérêt à les répandre, la Direction de Generali évidemment.

Il y a d’ailleurs eu un évènement au début de la grève qui me laisse penser que vous avez pu subir une pression de cette Direction. Une partie des grévistes était rassemblée sur un plateau avec les délégués centraux de la CGT et de FO (moi-même) surtout dans le but de dialoguer avec les prestataires qui sont directement concernés par nos revendications. C’est alors que Michel Estimbre est arrivé accompagné du responsable de la DSI, du responsable de la Production, d’une responsable de la RH et d’un huissier pour nous sommer de quitter les lieux, nous menacer de saisir la justice et exercer une pression contre la grève. L’huissier et la RH prenaient de nombreuses photos.

Est-ce cela votre source ? Je l’ignore. Ce qui compte c’est que votre « mise à jour » sera utilisée par la Direction de Generali pour discréditer notre mouvement.

La délégation de la production composée de salariés syndiqués et non syndiqués et des syndicats CGT et FO est, comme je vous l’avais indiqué, très représentative de l’ensemble de la production. La Direction ne s’y est pas trompée puisqu’elle a elle-même proposé de la rencontrer régulièrement, une fois par mois, dans la même composition.

Cette délégation et les syndicats CGT et FO ont décidé de proposer à tous les salariés de Generali à Saint-Denis de les rencontrer parce que tous sont finalement concernés. La Direction a refusé à nos syndicats une salle, appelée auditorium, alors qu’elle était libre. Ce refus inhabituel démontre que la Direction cherche à casser notre mobilisation pour nous faire accepter son plan.

La Direction de Generali vous a dit que c’est un plan complexe. Peut-être mais est-ce une raison pour refuser aux CE et CCE des informations qui lui sont légalement dues. Comme je vous l’ai indiqué par téléphone nous réclamons la communication des projets des statuts et une description détaillées des actifs à transférer, une communication officielle de l’étude de risque qui a été réalisée par Generali France et qui démontre que le site français est le seul sécurisé et le moins coûteux.

Vous n’avez pas retenu, ce qui est votre droit, ces demandes que je vous avais indiquées et qui émanent de la délégation de la Production et des syndicats FO et CGT au même titre que celle concernant le périmètre de l’UES.

Cependant ces demandes non satisfaites, à ce jour, sont légalement dues aux institutions représentatives et très importantes pour l’avenir des salariés de la production informatique et finalement pour tous les salariés de Generali France.

Ces revendications sont liées à celles qui ont fait l’objet de la grève et notamment celle du maintien sans limitation de durée des contrats avec Generali Vie et sans aucune suppression de postes ni réduction d’effectif.

Je devrai rendre ce courrier public pour corriger les informations erronées de la « mise à jour » de votre article.

J’en profite pour vous communiquer, pour votre information, le tract des syndicats CGT et FO qui propose une rencontre entre les salariés de la production et les autres salariés de Generali France et réaffirme l’ensemble des revendications que, dans l’unité, nous soutenons et le tract de compte-rendu.

Je vous adresse mes meilleures salutations. 

Jean-Simon Bitter
Délégué central FO chez Generali

 

 

Pièce jointe N°1 :  Les deux versions de l’article sur la grève de la production informatique à Generali

1ère version
Grève chez Generali  les salariés reçus par la direction
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Par NICOLAS THOUET – Publié le 04 février 2014, à 17h42
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Suite à la 
grève organisée ce 4 février par une partie des effectifs de la production informatique de l’assureur, une délégation de onze salariés a été reçue ce même jour par la direction, représentée par Michel Estimbre, directeur des ressources humaines de Generali France«Parmi les revendications que nous avons formulées au cours de cet entretien, nous avons notamment demandé à ce que la future succursale française de GTech – qui soit dit en passant devrait être rebaptisée GIS – soit intégrée au sein de l’union économique et sociale (UES) de Generali France», explique Jean-Simon Bitter, délégué central FO chez Generali. Et d’ajouter : «On ne peut, en effet, pas concevoir que les contrats de travail et les actifs, qui seront normalement transférés dans cette nouvelle société de droit italien au 1er juillet, ne soient pas tous réunis dans une même structure juridique en France.»

VERS UNE NOUVEAU MOUVEMENT ? A défaut d’être entendue par la direction, la délégation n’excluait pas de reprendre la grève dans les prochaines semaines. Pour rappel, dans une interview exclusive accordée le 3 février à l’Argus de l’assurance, Michel Estimbre reconnaissait que cette réorganisation informatique était un «projet complexe», qui nécessitait des travaux «menés étape par étape».

2ème version
Grève chez Generali  les salariés reçus par la direction
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Par NICOLAS THOUET - Mis à jour le 05 février 2014, à 16h 45 - Publié le 04 février 2014, à 17h42
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Faible mobilisation pour la grève organisée ce 4 février dans les locaux de la production informatique de l’assureur, à l’appel de la CGT et de FO. Selon nos informations, entre 10 et 20 personnes ont participé à ce mouvement. Pour autant, une délégation de salariés a été reçue ce même jour par la direction, représentée par Michel Estimbre, directeur des ressources humaines de Generali France«Parmi les revendications que nous avons formulées au cours de cet entretien, nous avons notamment demandé à ce que la future succursale française de GTech – qui soit dit en passant devrait être rebaptisée GIS – soit intégrée au sein de l’union économique et sociale (UES) de Generali France», explique Jean-Simon Bitter, délégué central FO chez Generali. Et d’ajouter : «On ne peut, en effet, pas concevoir que les contrats de travail et les actifs, qui seront normalement transférés dans cette nouvelle société de droit italien au 1er juillet, ne soient pas tous réunis dans une même structure juridique en France.»

VERS UNE NOUVEAU MOUVEMENT ? A défaut d’être entendue par la direction, la délégation n’excluait pas de reprendre la grève dans les prochaines semaines. Pour rappel, dans une interview exclusive accordée le 3 février à l’Argus de l’assurance, Michel Estimbre reconnaissait que cette réorganisation informatique était un «projet complexe», qui nécessitait des travaux «menés étape par étape».

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Pièces jointes N°2 :  Les tracts des syndicats FO & CGT de Generali

Tract FO & CGT Appel à l’assemblée des salariés du 11/02/14 :fichier pdf Appel CGT et FO AG du 11 février 2014

Tract FO & CGT Compte Rendu de l’assemblée du 11/02/14 :  fichier pdf Tract CGT et FO du 13 février 2014

Jean-Simon Bitter
Délégué central FO chez Generali
Secrétaire Fédéral de la FEC FO (Secteur Assurances)

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Pour la défense de tous les emplois, Non au démantèlement de l’UES Generali France Assurances

Posté par foassurances le 12 novembre 2012

Pour la défense de tous les emplois, Non au démantèlement de l’UES Generali France Assurances 

Retour à l'accueil   FO Assurances réagit pour défendre l’intégrité de l’Unité Economique et Sociale Generali France Assurances.

Cette UES a été créée par accord du 29 juin 1999 obtenu après une lutte menée par notre syndicat FO contre les infractions au code du travail et des années de négociation.

Cet accord finalement signé à l’unanimité, a pour principe de regrouper dans deux UES l’ensemble des entités du groupe Generali en France ; l’une réunit les sociétés d’assistance ou connexes, l’autre réunit toutes les compagnies d’assurances et les entités communes au groupe.

L’accord du 29 juin 1999 a été rédigé pour que les structures de l’UES résistent aux restructurations juridiques en imposant une obligation de négociation en cas de sortie ou d’entrée de nouvelles sociétés.

Cette obligation de négociation est également prévue par la jurisprudence en conformité avec le code du travail qui dit qu’une UES est reconnue par convention ou par décision de justice.

Mais la Direction de Generali voudrait pouvoir définir elle-même, sans négociation, le périmètre de l’UES, et ceci la conduit à multiplier les infractions au code du travail.

L’enjeu est important. La mise en œuvre des directives européennes et notamment de Solvabilité II, provoque des restructurations importantes et transfère le management des multinationales au niveau mondial et européen. Cela pourrait conduire au démantèlement de la filiale française de Generali et à des conséquences graves pour l’emploi. Mais il ne peut pas y avoir de démantèlement sans remise en cause de l’UES et voilà pourquoi il est, en effet, tellement important de la défendre.

C’est un combat que notre syndicat FO mène et cela nous vaut, en retour des attaques de la part de la Direction de Generali, une discrimination à notre encontre et une entrave à l’exercice du droit syndical.

Notre syndicat FO est poussé par la Direction de Generali à saisir la justice. Constamment nous sommes renvoyés vers les tribunaux. Quand nous réclamons des négociations, plusieurs fois nous entendons le Président du CCE prononcer cette phrase : « vous n’avez qu’à saisir les tribunaux« .

Mais notre syndicat FO ne saisit pas la justice avant d’avoir tout tenté par la négociation. Et c’est face aux dernières manœuvres que nous avons été conduits à une initiative importante : la désignation d’un délégué syndical central FO signifiée aux 11 entités qui composent l’UES.

La lettre ci-dessous envoyée à Claude Tendil, a également été adressée aux représentants légaux des 11 entités juridiques, avec copie à l’inspection du travail :

Pour la défense de tous les emplois, Non au démantèlement de l’UES Generali France Assurances dans Entreprises lettre-fec-fo-assurances-tendil-1-300x210 lettre-fec-fo-assurances-tendil-2-300x211 dans GENERALI
Cliquez sur les images de la lettre pour lire le document

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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JEC Janvier – Generali : « L’affaire GPA » …

Posté par foassurances le 12 janvier 2012

GENERALI : « L’affaire GPA » …

Retour à l'accueil   « L’affaire GPA empoisonne de nouveau Generali » c’est ainsi que l’Argus des assurances titre un article du 6 janvier 2012.

En effet la Cour de Cassation a cassé une décision de la Cour d’Appel de Rennes (*) qui avait estimé que le licenciement de salariés de Generali pour causes économiques était justifié. Et le journal rappelle que 222 salariés ont été licenciés en 2007 pour avoir refusé un avenant à leur contrat de travail modifiant leur mode de rémunération.

L’Argus oublie de signaler l’essentiel.
L’avenant au contrat de travail est le produit d’un accord signé par tous les syndicats sauf notre syndicat FO.
C’est pourtant ce que tous les journaux, à commencer par l’AFP, ont souligné. Il faut en effet rappeler que les syndicats CFDT, CGT, CFE-CGC et CFTC ont signé cet accord de baisse de rémunération qui est à l’origine des licenciements, qu’ils ont approuvé le « plan social » qui en a été la conséquence.

Rappelons que notre syndicat FO était le seul syndicat représentatif qui s’est opposé à la signature, que nous avons été les seuls à mobiliser contre ce plan de licenciements, que nous avons été stigmatisés par l’employeur et plusieurs responsables syndicaux pour avoir refusé le consensus contre les salariés. Rappelons également que les salariés licenciés ont été insultés, désignés comme refusant de soutenir l’entreprise par l’employeur mais aussi par des responsables syndicaux.

Les salariés qui ont contesté leur licenciement avec FO ont obtenu gain de cause devant les  Prud’hommes mais Generali a fait appel.
D’autres ont mené une action désespérée de grève de la faim qui a reçu le soutien de notre syndicat FO et qui a finalement abouti. D’autre ont également obtenu gain de cause mais ont été déboutés en appel. L’arrêt de la Cour de Cassation du 14 décembre 2011 est une bonne nouvelle pour tous les salariés licenciés qui voient leur chance d’être indemnisés, sans contestation possible, renforcée.

Cet arrêt a été remarqué (voir article du monde daté 14 décembre 2011) parce qu’il est symptomatique d’une question de portée générale : ce n’est pas parce qu’un patron, ou le gouvernement a réussi à réunir un important consensus avec des organisations syndicales qui agissent contre leur nature ou un « pacte social » comme on dit, qu’il aura convaincu les salariés, qu’il aura évité leur résistance avec notre syndicat FO voire leur colère.

Cet arrêt de la Cour de Cassation a été remarqué pour une autre raison. Le 13 décembre c’était « une journée d’action », un « temps fort » des confédérations CGT-FSU-CFDT-SUD et UNSA. Très confidentielle cette opération était au fond destinée à entériner une politique de réduction des dépenses publiques et de coupes budgétaires. En effet, ce même 13 décembre, François Chérèque, secrétaire confédéral de la CFDT, participait à un entretien du MEDEF sur la compétitivité des entreprises et y déclarait « La CFDT n’est pas hostile à la maîtrise des dépenses publiques et au contrôle des budgets des états ». Il était dans la même salle qu’un représentant du MEDEF qui se plaignait que les accords signés dans les entreprises puissent être contestés en justice par des salariés et réclamait des changements de la loi pour « sécuriser les accords ».

L’enjeu est considérable. Notre syndicat FO soutient la pratique contractuelle et soutient, de toutes ses forces, les salariés licenciés par Generali. Il n’y a aucune contradiction. Un accord collectif ne devrait jamais être inférieur aux droits antérieurs, il ne devrait jamais remettre en cause les contrats de travail. Notre syndicat FO défend un principe général du droit très important : le principe de faveur  qui fait que c’est toujours la disposition la plus favorable qui doit profiter aux salariés.

A ces entretiens du MEDEF sur la compétitivité, participait également la CFE-CGC qui aujourd’hui soutient, toujours au nom de la compétitivité des entreprises, la « TVA sociale ». Cela signifie que les entreprises continueront à être exonérées de cotisations, ce qui n’est rien d’autre qu’une baisse du salaire différé, et que la charge sera transférée sur les consommateurs c’est-à-dire majoritairement les salariés. Comment un syndicat peut-il approuver une telle chose ?

Un syndicat a pour rôle, pour seul rôle, de défendre les intérêts des salariés. C’est la conception de notre syndicat FO.
Il y a plusieurs syndicats qui ont des conceptions diverses et c’est nécessaire en démocratie. Mais dans la voie des « pactes sociaux » il ne peut y avoir que la division. La seule voie qui permette de réaliser l’unité à laquelle aspirent les salariés, c’est la défense de leurs intérêts sur des revendications précises.

C’est ce que propose notre syndicat FO : unité pour le rétablissement des droits collectifs, pour les augmentations générales de salaires, contre tout licenciement, pour le maintien des sites et le maintien en postes de tous les salariés.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale.

(*) Cliquez sur ce lien pour voir l’arrêt de la Cour de Cassation du 14 décembre 2011

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JEC Novembre : NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Posté par foassurances le 13 novembre 2011

NON AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS !

Retour à l'accueil  La Direction d’Allianz vient de présenter son plan stratégique 2012-2015. Sur cette période, elle prévoit de supprimer 2 700 emplois (1 200 pour les salariés administratifs, 1 500 pour les salariés commerciaux).

D’autres groupes ont fait des annonces comparables de même ampleur. Tous ont des plans de suppressions d’emplois dans les tiroirs. Tous mettent en avant les mêmes causes : la crise financière, la dette souveraine, les nouvelles normes prudentielles (solvabilité 2)…

Mais cette dette n’est pas celle des salariés, mais cette crise n’est pas le fait des salariés !

Mais ces nouvelles règles ne sont pas là pour soutenir l’activité d’assurance, bien au contraire, elles ne visent que la réduction du coût du travail et le profit des actionnaires.

Tous ces groupes mentent quand ils prétendent qu’ils ne feront pas de licenciements. En fait, ils contournent les obligations légales et ont déjà commencé.

Les premières victimes sont les salariés précaires en CDD, y compris les alternants, les intérimaires, les prestataires. Chez AXA, en 18 mois, de décembre 2009 à juin 2011, les effectifs ont baissé de 6,2 % et,parmi eux, le nombre de CDD, y compris alternants, a diminué de 31,5 %.

Et s’agissant des prestataires qui, pour la plupart, occupent en réalité des postes sous la subordination directe dans l’entreprise d’assurance, aucune information n’est communiquée ; mais ils sont des milliers livrés à l’arbitraire.

Tous les salariés, y compris en CDI, en sont victimes. Les conditions de travail deviennent insupportables du fait des sous-effectifs. Les départs en retraites ne sont pas remplacés. Les restructurations se succèdent.

Des salariés ont quelques fois connu plusieurs restructurations successives. Ils subissent la suppression de leur service, une reconversion difficile et humiliante puis une nouvelle disparition du service… Chez Generali par exemple, un service de 33 personnes est appelé à disparaître et, alors que la consultation du comité d’entreprise n’est pas achevée, ils sont tenus chaque matin de rechercher des postes dans la bourse de l’emploi. Ils sont révoltés.

Notre syndicat FO ne peut pas accepter.
Mais quel syndicat de salariés pourrait accepter ?

  • Aucune suppression d’emplois !
  • Maintien de toutes les activités sur place et non à la disparition des services !
  • Maintien en poste des CDD et des prestataires !
  • Remplacement de tous les départs en retraite par des embauches en CDI !

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale
Le 10 novembre 2011

DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE CONFÉDÉRALE du 09/11/11

Pour la CE, les annonces du Premier ministre le 7 novembre accentuent l’austérité imposée par le gouvernement depuis plusieurs années. En moins de 3 mois, les salariés sont lourdement touchés : taxes sur les complémentaires santé, CSG, aggravation de la contre-réforme des retraites, augmentation des impôts (IRPP -TVA), perte de pouvoir d’achat de prestations sociales, détérioration et remise en cause accentuées des services publics et des services de santé (RGPP); autant de mesures que la CE de FO condamne et dont elle demande l’abandon.

Pour la CE, l’austérité constitue une triple erreur, un triple danger :

  • elle menace l’activité économique et l’emploi faisant glisser l’économie vers la récession,
  • elle accentue les inégalités sociales et veut faire payer aux travailleurs une crise dont ils ne sont pas responsables,
  • elle sape les principes républicains et les droits sociaux.

Pour la CE l’austérité, d’où qu’elle vienne (« de droite ou de gauche ») est inacceptable.
En ne s’émancipant pas des marchés financiers, en s’inscrivant dans la dictature de la dette, les gouvernements fragilisent la démocratie et l’Union Européenne s’affiche de plus en plus comme une contrainte restrictive, le dumping et la régression l’emportant sur la solidarité et le progrès.

Pour toutes ces raisons, la CE considère qu’une réponse déterminée est nécessaire.
Cette réponse ne peut en aucun cas consister en une succession de manifestations ou journées d’action dont on a fait le constat de l’inefficacité l’an dernier.

Pour la CE, condamner les plans d’austérité annoncés et contrer toutes nouvelles annonces nécessite de préparer, par l’action commune, un appel à 24 heures de grève interprofessionnelle.

Adoptée à l’unanimité.
Paris, le 9 novembre 2011

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Protégé : FO Hebdo : Generali licencie un CDD, FO exige sa réintégration en CDI

Posté par foassurances le 9 juin 2011

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Plus que jamais les revendications d’augmentations générales de salaires sont à l’ordre du jour !

Posté par foassurances le 1 juin 2011

Plus que jamais les revendications d’augmentations générales de salaires sont à l’ordre du jour

Pour tous employés et cadres

Retour à l'accueil newgif001.gif L’année 2011 a déjà fait l’objet d’une importante mobilisation à la MAAF et à la MAIF.

Chez AXA les syndicats CFDT et CGC ont signé un accord qui prolonge les mesures d’individualisation et limite la progression des salaires bien en dessous de la hausse des prix. Cet accord a provoqué la colère des salariés.

Notre syndicat FO a proposé une rencontre aux syndicats non signataires  CFTC, CGT et UNSA qui ont voulu exercer leur droit d’opposition à cet accord qui a été signé par deux syndicats qui, à eux deux, sont minoritaires au sein d’AXA. Mais la loi du 20 août interdit de comptabiliser les salariés qui ont voté pour notre syndicat FO ou pour la CFTC parce qu’ils n’ont pas la représentativité. Cette loi anti-démocratique exclu du décompte près de 19 % des votants et permet la signature d’un accord minoritaire.

Pour FO la lutte doit se mener pour la réouverture des négociations sur les salaires.

La Direction d’AXA refuse la négociation en se couvrant derrière la loi du 20 août qu’elle utilise pour tenter (vainement !) de marginaliser le syndicat FO.

Mais pendant que les salaires sont gelés et individualisés, que les salariés vivent une dégradation de leurs conditions de travail et que la course aux objectifs provoque la souffrance au travail, les dirigeants s’accordent des rémunérations scandaleuses.

C’est ainsi que le salaire fixe (car il a aussi du variable) du PDG d’AXA est passé de 600.000 € à 950.000 €, soit une progression de 58 %) ! Une façon étonnante de valoriser la performance.

Quant au PDG de Generali SPA, il a été débarqué après à peine un an d’ancienneté avec un chèque de compensation de 20,65 millions d’euros !

Plus que jamais les revendications d’augmentations générales de salaires sont à l’ordre du jour.
Rappelons celles fixées le 4 mai 2011 :

Le Retour aux négociations des salaires réels et minima dans les branches :

  • Augmentation générale des salaires de 5 % avec un minimum annuel de 1500 €
  • Pour les commerciaux un fixe non amortissable de 1800 € par mois, un commissionnement au premier euro de production, le remboursement des frais professionnels sur la base frais réels.
  • Le retour aux primes de technicité mensuelles.
  • Relèvement des grilles de salaires minima de toutes les Conventions Collectives.
  • Maintien, retour ou rétablissement des grilles indiciaires de salaires et de l’avancement automatique à l’ancienneté et rétablissement de la prime d’ancienneté de 1% par an.

Ces revendications définies au niveau de la branche sont bien sûr formulées de façon adaptée dans les entreprises.

Nous avons obtenu à la GMF un accord salarial que nous avons signé  parce qu’il répond à une de nos revendications les plus importantes : le retour aux augmentations générales pour tous employés et cadres sans discrimination. Contrairement à la plupart des accords que nous ne signons pas, il ne comporte aucun plafond mais au contraire un minimum de 600 euros. Il ne comporte aucune mesure d’individualisation. Il ne répond pas à l’ensemble de nos revendications mais il garanti le rattrapage en augmentation générale si la hausse des prix est supérieure aux augmentations générales prévues dans l’accord.

Nous avons signé cet accord qui est certes, comme tous les accords, un compromis mais un compromis qui garanti les salariés contre les conséquences de la hausse des prix.

En revanche nous refuserons de cautionner les accords qui baissent le pouvoir d’achat et livrent les salariés aux effets désastreux de l’individualisation des salaires et de la soumission aux objectifs.

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Publié dans AXA, Entreprises, GENERALI, GMF, JEC, MAAF, MAIF | 1 Commentaire »

Salariés licenciés par Generali, enfin la médiation.

Posté par foassurances le 30 avril 2011

Salariés licenciés par Generali, enfin la médiation
Les grévistes de la faim ont décidé une trêve

Retour à l'accueil  Enfin ! Les avocats des deux parties ont trouvé un accord pour une médiation judiciaire.
C’est ce que notre syndicat FO réclamait, c’est dans ce sens que nous sommes intervenus à de nombreuses reprises, c’est ce que les salariés licenciés réclamaient.

Notre syndicat FO soutient les revendications des salariés : des indemnités transactionnelles en compensation des licenciements sans causes réelles ni sérieuses et la réparation des abattements irréguliers qu’ils ont subis.

La médiation devrait durer quatre semaines.
L’ensemble du processus sera soumis à une absolue confidentialité que notre syndicat FO respectera.

Nous sommes heureux de cette trêve et espérons que les prochaines étapes se dérouleront dans dans le respect des droits de ces anciens salariés licenciés. Cela dépend de la bonne volonté de la Direction de Generali.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire fédéral

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Salaires, A.S.C, Grève de la faim des licenciés de Generali

Posté par foassurances le 19 avril 2011

Tract FO Generali du 14 avril 2011
Salaires, A.S.C, Grève de la faim des licenciés de Generali

Retour à l'accueil Nous publions sur ce site le dernier tract distribué à Generali. Cliquez ici pour lire le tract FO Generali du 22 mars 2011

Notre syndicat FO a distribué un tract ( voir le tract ) sur le site de Generali à Saint-Denis le jeudi 14 avril. Il a été également diffusé par mail à tous les salariés DMSMO de Generali.

Les thèmes abordés :
- Salaires Generali
(revendications)
- Activités sociales et culturelles de Generali
- Grève de la faim des licenciés de Generali

flecheviolet.gif Voir tous nos articles FO sur la grève des licenciés de Generali

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Grève de la faim des licenciés de Generali : Lettre de FO à l’Argus de l’assurance

Posté par foassurances le 6 avril 2011

Lettre de Force Ouvrière à l’Argus de l’assurance
Grève de la faim des anciens salariés licenciés par Generali

Retour à l'accueil Comme annoncé dans la lettre ci-dessous, nous publions sur notre site la lettre que nous avons adressée ce jour à l’Argus de l’assurance concernant un article paru le 1er avril 2011 sur la grève de la faim d’anciens salariés licenciés par Generali.
 

Jean-Simon Bitter
DSC  FO chez Generali
28 rue des Petits hôtels
75010 Paris

Paris le 6 avril 2011

Monsieur,

Votre journal et vous-même avez couvert avec sérieux et objectivité la grève de la faim de plusieurs anciens salariés licenciés par le GPA en janvier 2007, une société du groupe Generali. Il s’agit en effet d’une situation dramatique qui soulève beaucoup d’émotion dans notre profession. Nous sommes extrêmement inquiets quant à la santé et même à la vie de nos anciens collègues.

Je vous écris parce que dans l’Argus du 1er avril 2011, vous publiez une interview de Monsieur Michel Estimbre DRH au sein de Generali sous le titre « Generali est prête à reprendre les anciens salariés en grève de la faim ». L’article comporte des inexactitudes qui pourraient porter préjudice aux salariés licenciés qui ont saisi les conseils de prud’hommes et même aux actuels salariés de Generali.

encartargus1.pngEn marge de l’interview il y a un encart qui indique que 222 salariés ont été licenciés en janvier 2007, c’est exact.

Mais ensuite il est indiqué, sans autres précisions, qu’un juge départiteur a débouté les ex-salariés de Generali de toutes leurs demandes ; c’est sans doute ce que veut faire croire la Direction de Generali mais c’est inexact.

Plusieurs anciens salariés licenciés en janvier 2007  ont saisi le conseil des prud’hommes avec l’assistance de notre syndicat Force Ouvrière. Ils ont tous obtenu gain de cause.

La société Generali Vie a été condamnée à payer aux salariés concernés des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ainsi qu’au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile. L’exécution provisoire a été ordonnée ainsi que le remboursement aux organismes concernés des indemnités de chômage par Generali Vie.

Ces jugements ont été prononcés le 12 juin 2009 par le CONSEIL DE PRUD’HOMMES DE PARIS SERVICE DU DÉPARTAGE.

D’autres salariés ont obtenu gain de cause, d’autres ont été déboutés. Ils sont aujourd’hui tous dans la même situation puisque Generali fait appel systématiquement contre les décisions qui lui sont défavorables.

Quand notre syndicat FO a appris que certains des licenciés avaient engagé une grève de la faim, il a immédiatement réagi en déclarant que, dans tous les cas, ces salariés sont confrontés à la puissance financière et aux moyens considérables que Generali utilise pour les contrer, les poussant ainsi au désespoir.

Nous l’avons répété souvent, depuis des années notre syndicat FO réclame une négociation. Nos anciens collègues en grève de la faim demandent qu’une négociation s’engage enfin sous l’égide d’un médiateur. Nous avons appuyé de toute notre force cette demande mais la Direction de Generali refuse toute négociation.

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Votre article reprend en titre et entre guillemets cette affirmation que « Generali est prête à reprendre les anciens salariés en grève de la faim ». Est-ce un effet d’annonce ou une proposition sérieuse ?

Generali a fait appel au cabinet Sodie du groupe Alpha pour proposer une aide aux 222 licenciés. Quelle aide ? Nous n’en savons rien puisque Generali refuse toute négociation et que sa décision est unilatérale. Que pensez-vous d’une entreprise qui refuse toute médiation, telle que le prévoit le Code du Travail, mais choisit elle-même son médiateur, sans aucune négociation ?  

La proposition de reprise est-elle sérieuse ? Cette question se posait déjà en 2007 puisque la loi impose à un groupe de faire des propositions de reclassement aux salariés licenciés. Or Generali n’a fait que des propositions vagues, ni réelles ni sérieuses.

Notre syndicat FO maintient qu’il n’y a qu’une issue à cette situation dramatique : une négociation loyale, en présence d’un médiateur indépendant, pour une indemnisation transactionnelle.

J’espère que vous tiendrez compte de ce courrier dans vos prochains articles ou que vous le publierez.

Mais le temps presse. Quand il y a des actions désespérées comme une grève de la faim, chaque jour compte. Notre syndicat FO publiera ce courrier sur nos sites http://foassurances.fr et http://fogenerali.unblog.fr et le portera à la connaissance des salariés.

Je vous adresse mes salutations distinguées.

Jean-Simon Bitter
DSC FO Generali

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Publié dans Entreprises, GENERALI, Grève de la faim | 1 Commentaire »

Protégé : Grève de la faim des licenciés de Generali et un délégué du personnel FO licencié !

Posté par foassurances le 25 mars 2011

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