Grève de la faim des licenciés de Generali : Lettre au Ministre du Travail

Posté par foassurances le 16 mars 2011

Grève de la faim des licenciés de Generali : Lettre au Ministre du Travail

Retour à l'accueil La section fédérale des assurances a saisi par courrier, le 14 mars 2011, le ministre du travail Xavier Bertrand.

Il n’est pas possible de laisser ces salariés désespérés sans ouverture de négociation !

Nous publions dans cet article le contenu de cette lettre :

Monsieur Xavier BERTRAND
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé
127 rue de Grenelle
75700 PARIS CEDEX

Monsieur le Ministre,

Plusieurs salariés licenciés en 2007 par le GPA, devenu Generali Vie, ont engagé une grève de la faim depuis plus d’un mois, pour l’un d’entre eux. Anciens salariés itinérants, ils sont répartis sur plusieurs départements.

De nombreux salariés licenciés ont saisi les Conseils de Prud’hommes. Les décisions sont parfois favorables, parfois défavorables. Dans tous les cas, les salariés se heurtent à la puissance financière du groupe Generali qui rejette toute conciliation.

Depuis des années, notre syndicat FO réclame vainement des négociations pour une issue négociée voire transactionnelle à ces conflits.

ll n’est pas possible de laisser ces salariés poursuivre leur action désespérée qui met leur santé et leur vie en danger sans tenter une conciliation. C’est ce qu’ils souhaitent puisqu’ils réclament une négociation sous l’égide d ‘un médiateur.

Notre fédération appuie leur demande et s’adresse à vous, Monsieur le Ministre, pour agir dans ce sens. Il y a urgence.

Pour votre information, nous vous communiquons notre courrier du 7 mars 2011 adressé à Claude Tendil, Président Directeur Général du groupe Generali en France, notre communiqué de presse du 11 mars, et le courrier très contestable en de nombreux points que nous a adressé Germain FEREC, DRH du groupe.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre haute considération.

Jean-Simon BITTER
Secrétaire Fédéral

Lettre SF FO Assurances au Ministre du Travail 14 03 2011.jpg

Pièces jointes :
Lettre à Claude Tendil du 7 mars 2011 : Grève de la faim des licenciés de Generali : Lettre au Ministre du Travail dans Communiqués SF pdf20110307 Lettre à Claude Tendil
Communiqué de Presse du SYNPA-FO du 11 mars 2011 :pdf dans EntreprisesCommunique de presse du SYNPA-FO
Courrier de Germain Ferec : pdf dans GENERALI lettre de Germain Ferec


Ils ne réclament qu’une chose : l’ouverture de négociation sous l’égide d’un médiateur.

C’est leur demande.

La Direction de Generali peut-elle continuer à ignorer cette demande ?

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Grève de la faim des licenciés de Generali : ouverture de négociations !

Posté par foassurances le 14 mars 2011

Grève de la faim des licenciés de Generali : ouverture de négociations !

Retour à l'accueil  La Direction de Generali peut-elle continuer à ignorer cette demande ?

Cliquez ici pour ouvrir la lettre de Germain Ferec et la lire ! Notre syndicat FO a écrit le 7 mars à Claude Tendil.
C’est Germain Ferec qui a répondu, à sa place, par une longue lettre (
voir la lettre ) de quatre pages pour refuser la négociation.

La grève de la faim est un acte désespéré auquel ont été conduits des collègues qui, cherchant a défendre leurs droits, se heurtent à la puissance financière et aux moyens considérables de Generali.

Dans son courrier, Germain Ferec cherche à les écraser encore plus en qualifiant de  » petite minorité  » les 239 salariés commerciaux qui ont refusé la modification de leur rémunération et en prétendant mensongèrement que l’accord sur les rémunérations a été signé par des syndicats  » représentant près de 90 % des voix des collaborateurs concernés « .

En réalité les syndicats non signataires (FO et UNSA) représentent plus de 35 % des voix (17,73 % pour FO) et un des signataires, la CGT, a dénoncé l’accord en déclarant se  » retirer du consensus « .

Germain Ferec termine son courrier dans les termes suivants :  » J’ajoute qu’il relève de votre éthique de ne pas encourager, de quelque façon que ce soit, de tels comportements « . Et il adresse copie aux délégués centraux de tous les syndicats. C’est la recherche d’un consensus contre nos collègues et  » leurs comportements « .

Nos collègues souffrent, leur santé et leur vie sont menacées. Et la Direction Generali cherche à réunir un consensus contre eux. C’est honteux.

Ils ne réclament qu’une chose : l’ouverture de négociation sous l’égide d’un médiateur.

C’est leur demande.

La Direction de Generali peut-elle continuer à ignorer cette demande ?

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Communiqué de presse du SYNPA-FO : Grève de la faim des licenciés de Generali

Posté par foassurances le 12 mars 2011

Communiqué de presse du SYNPA-FO du 11 mars 2011
Grève de la faim des licenciés de Generali
Force Ouvrière réclame des négociations urgentes.

Vous trouverez ci-dessous un communiqué du syndicat SYNPA-FO (Syndicat National des Producteurs d’Assurance Force Ouvrière)
sur la situation alarmante où se trouvent d’anciens collègues commerciaux du GPA (groupe Generali). 
Celui-ci a été envoyé à l’ensemble de la presse vendredi 11 mars à 14h50.
Ce communiqué fait suite à une lettre que notre organisation syndicale FORCE OUVRIERE a adressée le 07 mars
à Claude TENDIL, PDG de Generali France.

 

Retour à l'accueil Paris le 11 mars

D’anciens collègues commerciaux salariés licenciés par Generali ont engagé une grève de la faim depuis 30 jours pour l’un d’entre eux.

Le SYNPA-FO a décidé de publier la lettre que notre syndicat a adressée à Claude Tendil PDG de Generali France par lettre recommandée et par mail le 7 mars 2011. Cette lettre est restée sans réponse alors que nous réclamions l’ouverture d’une négociation dans l’urgence.

Nous avons pris connaissance par voie de presse, le 9 mars, de la position de Generali exprimée par un des directeurs qui prétend que ces salariés auraient choisi de refuser les emplois de reclassement alors qu’aucune proposition concrète ni sérieuse ne leur avait été faite. De plus la Direction de Generali omet de signaler les procédures judiciaires qui lui ont été défavorables.

Dans tous les cas, ces salariés sont confrontés à la puissance financière et aux moyens considérables que Generali utilise pour les contrer, les poussant ainsi au désespoir.

Depuis des années notre syndicat FO réclame une négociation. Nos anciens collègues en grève de la faim demandent qu’une négociation s’engage enfin sous l’égide d’un médiateur.

Qu’attend Generali pour leur donner satisfaction.

Contacts:
Didier WAUTHY, secrétaire du SYNPA-FO – tél : 06.07.26.72.95
Jean Simon BITTER, secrétaire fédéral de la FEC-FO – tél : 06.99.84.28.70

 

Ci- dessous notre lettre du 7 mars 2011 adréssée à Claude TENDIL, PDG de Generali France
Cliquez sur l’image pour ouvrir et lire la lettre !

Lettre à Claude Tendil, PDG de Generali France


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Le Président d’un grand groupe d’assurances rend hommage aux idées de François Chérèque

Posté par foassurances le 22 décembre 2010

Le Président d’un grand groupe d’assurances rend hommage aux idées de François Chérèque

Retour à l'accueil  Claude Tendil est Président du groupe Generali en France, la filiale d’une des principales multinationales européennes d’assurances.

Lors d’un comité de groupe, le 2 décembre, il a tenu à rendre hommage aux idées de François Chérèque, le Secrétaire général de la CFDT, en indiquant qu’il approuvait la nécessité d’aller vers un système de retraite notionnel.

Ce n’est pas surprenant, la réforme systémique réclamée par la CFDT et inscrite dans la loi sur les retraites, a bien ce contenu qui ravit les multinationales d’assurances ; en effet, comme l’explique notre Confédération, toute mise en place d’un tel régime serait l’antichambre de la capitalisation.

Il y a une autre leçon à tirer de cet hommage. C’est bien la position de la CFDT sur laquelle s’est aligné Bernard Thibault, le Secrétaire général de la CGT, qui a conduit l’intersyndicale officielle à refuser d’exiger le retrait du projet de loi sur les retraites, à refuser l’appel à la grève interprofessionnelle et, au contraire, à réclamer la protection des biens et des personnes pour donner le feu vert aux réquisitions et aujourd’hui à exiger la réduction des déficits publics à la suite du Premier ministre.

Ce consensus conduit au désastre, il est entièrement tourné contre les droits des salariés et leur protection sociale collective ; ce n’est pas fini. C’est encore Claude Tendil qui nous le confirme, dans cette même réunion en annonçant « une deuxième bombe », celle de la protection sociale et de la santé.

Comme tous les grands groupes d’assurances, le Président de Generali se donne pour axe « d’aller massivement dans le champ de la protection sociale« .

Comme nous l’avons souvent rappelé dans le Journal des Employés et Cadres, toutes les mesures prises contre la Sécurité Sociale ouvrent aux compagnies d’assurances, la perspective de retrouver le marché de la retraite et de la santé dont elles ont été expropriées après guerre. Mais faut-il rappeler qu’elles étaient alors dans l’incapacité d’assumer la moindre retraite ni de faire face aux exigences en matière de santé ?

Ces compagnies voudraient récupérer ce marché ; mais sont-elles aujourd’hui capables d’assumer ce qu’elles ne pouvaient pas assumer en 1945 ? Evidemment non, puisqu’elles ne sont même pas sûres de faire face aux nouvelles normes comptables ou prudentielles, si on en croit les diverses agences de notation. Pire, la gestion par les assurances privées de la santé conduirait à exclure la majorité du droit aux soins.

Le véritable axe de ces grands groupes, c’est évidemment le profit qu’ils comptent développer en réduisant le coût du travail et en pillant la protection sociale collective.

C’est bien pourquoi, dans tous les secteurs de l’assurance, il est question de mises en commun de moyens, de plates-formes téléphoniques, d’individualisation des rémunérations, d’objectifs individuels ou collectifs. Partout les salariés subissent les restructurations permanentes, les déqualifications, les réductions d’effectifs et la précarité.

La gravité de cette situation avait conduit la Section fédérale des Assurances à réunir, le 4 mai 2010, une conférence nationale d’alerte centrée sur le retour aux droits collectifs et aux augmentations générales de salaires, le recrutement en CDI et la requalification des contrats précaires en CDI, l’arrêt des délocalisations et externalisations, le maintien des sites et des emplois, la défense des conventions collectives de branche et le respect de leur périmètre respectif.

Ce même 4 mai, se réunissait la Commission exécutive confédérale qui appelait à la grève interprofessionnelle pour le retrait du plan gouvernemental. La conférence d’alerte avait alors approuvé et même acclamé cette décision qui marqua un tournant dans la mobilisation sans précédent contre le plan gouvernemental.

Aujourd’hui, c’est l’abrogation de la loi sur les retraites que nous exigeons sans renoncer à aucune de nos revendications.

Jean-Simon Bitter

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FO lutte contre la précarité

Posté par foassurances le 29 juin 2010

Ibtissem a été réintégrée à Generali : nous avons gagné !

Retour à l'accueil   Le Conseil de Prud’hommes de Paris, en délibéré de départage, a rendu sa décision le 8 juin 2010.

Le Conseil a décidé que le contrat de travail d’Ibtissem Dorat n’avait pas été rompu parce qu’une unité économique et sociale (UES) n’a pas la capacité juridique de rompre un contrat de travail.

Le contrat de travail d’Ibtissem se poursuit ! Elle a été candidate pour notre syndicat FO au deuxième tour des élections des délégués du personnel chez Generali.

DÉCISION DU TRIBUNAL

ORDONNONS LA CONTINUITÉ DU CONTRAT DE TRAVAIL DANS LES HUIT JOURS DE LA NOTIFICATION AVEC ASTREINTE PROVISOIRE DE 200€ PAR JOUR DE RETARD PENDANT UN DÉLAI DE SOIXANTE JOURS, À L’ISSUE DUQUEL IL SERA DE NOUVEAU STATUÉ.

ORDONNONS À GENERALI DE PAYER SON SALAIRE ET SES ACCESSOIRES DEPUIS SON ÉVICTION.

LE CONSEIL EN RÉFÉRÉ SE RÉSERVE LA LIQUIDATION DE L’ASTREINTE.

CONDAMNONS GENERALI À PAYER À LA FÉDÉRATION FO 1500 € À TITRE DE DOMMAGES ET INTÉRÊTS.

LE SURPLUS EST REJETÉ ;

GENERALI EST CONDAMNÉE À PAYER 800 € À MME DORAT ET 800 € AU SYNDICAT.

C’est une immense victoire pour notre syndicat FO et pour les salariés.

Rappelons qu’une unité économique et sociale (ou UES) permet de regrouper plusieurs entreprises en une seule pour l’élection du comité d’entreprise, des délégués du personnel et la désignation des délégués syndicaux.

Notre syndicat FO a signé des accords constitutifs d’UES et, notamment, chez Generali. D’ailleurs, nous sommes même à l’origine de la revendication d’UES conforme à la jurisprudence et au droit du travail.

Mais notre syndicat FO refuse le concept d’UES employeur.
En effet, en droit du travail, il est interdit d’imposer un changement d’employeur sans le consentement du salarié (sauf dans le cas d’une fusion de société).

Notre syndicat FO s’oppose aux mutations autoritaires et aux restructurations qui sont imposées aux salariés au détriment de leurs conditions de travail, de leurs qualifications professionnelles et de leur santé.

Notre syndicat FO s’oppose à la précarité. Il constate que le concept d’UES employeur à Generali est utilisé pour contourner des obligations légales, par exemple en cas de successions de CDD et de contrats d’intérim.

Le groupe Generali veut disposer d’une main d’œuvre mobile sans aucune contrainte et veut pouvoir mener ses restructurations sans prendre le risque d’une opposition. C’est pourquoi il a voulu obtenir la signature des syndicats sur un accord qui dit que l’employeur est l’UES.
Tous les syndicats ont signé sauf notre syndicat FO.

Notre syndicat a réclamé le rétablissement de la mention de la véritable société employeur sur les feuilles de paie. Après une importante mobilisation en assemblées générales et par pétition, après une intervention de l’inspection du travail, notre syndicat FO a saisi la justice qui annulait la disposition de l’accord qui faisait de l’UES l’employeur. Cette question est allée jusqu’à la Cour de Cassation qui a rendu un important arrêt de principe le 18 décembre 2008 en faveur de notre syndicat FO (arrêt déjà commenté dans un précédent JEC).

Mais Generali continue, malgré les décisions de justice, d’établir des contrats de travail avec l’UES, de faire signer des avenants à enseigne de l’UES, de signifier des mutations par lettre à en-tête de l’UES.

C’est ce qu’a subi Ibtissem Dorat. Embauchée en CDI à la Direction Internet, elle a vu sa période d’essai renouvelée par lettre à enseigne de l’UES et c’est encore l’UES qui lui a signifié la fin de son contrat. Avec notre syndicat FO, elle a saisi le Conseil des Prud’hommes qui a décidé que son contrat de travail n’avait pas été rompu.

C’est une immense victoire pour tous les salariés.

Est-ce que Generali en tiendra compte ?

En tout état de cause, notre syndicat FO continuera son action, chez Generali comme dans toutes les entreprises,  pour que les décisions de justice soient respectées parce que c’est l’intérêt des salariés.
Nous poursuivrons notre action en premier lieu contre la précarité et pour l’embauche en CDI des multiples contrats précaires et notamment, des CDD abusifs.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire fédéral

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Risques psychosociaux : il faut commencer par satisfaire les revendications

Posté par foassurances le 11 février 2010

Il faut commencer par satisfaire les revendications

Retour à l'accueil  Quand notre syndicat FO défend les revendications d’augmentation générale des salaires et réclame la fin des contrôles du rendement…Quand les salariés, avec notre syndicat FO, réclament la garantie du maintien de tous les sites et de tous les emplois sur ces sites, des embauches en CDI à plein temps et la requalification des contrats précaires en CDILes Directions nous répondent qu’elles ne sont pas d’accord avec ces revendications, qu’il faut continuer les restructurations, que le vrai problème n’est pas la déqualification, les déclassements, l’individualisation des salaires, les contrôles du rendement… que nous n’avons rien compris… que le vrai problème, ce sont les risques psychosociaux.Alors que va-t-on nous proposer sur les risques psychosociaux ? Des bons gratuits pour des consultations psy, comme ça se fait déjà dans certaines entreprises? Pourquoi pas des pilules d’antidépresseurs ?Notre syndicat FO dénonce cette démarche hypocrite qui consiste à se pencher sur le traitement du stress au travail mais à rejeter les revendications et à poursuivre l’individualisation, la course à la performance et les restructurations qui sont les vraies causes des souffrances que ressentent les salariés.

Quel est le rôle d’un syndicat ? Accompagner la Direction dans la réalisation de ses plans ou défendre les revendications des salariés ?

Poser la question, c’est y répondre !

Deux arrêts importants sur le harcèlement.

La Cour de Cassation a décidé, pour la première fois, dans deux arrêts du 10 novembre 2009 (arrêt_n°2245 et arrêt_n°2246) que le harcèlement peut résulter de la mise en œuvre de certaines méthodes de gestion même sans intention de nuire.

La définition du harcèlement moral est inscrite à l’article L 1152-1 du code du travail. Elle vise des agissements ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits et à la dignité du salarié, d’altérer sa santé ou de compromettre son avenir professionnel.

Il peut donc y avoir harcèlement du fait de l’employeur même si ce n’est pas sa volonté. En effet, il a pu mettre en place des méthodes de gestion qui dégradent les conditions de travail, non dans le but de nuire, mais seulement, par exemple, dans celui de rentabiliser.

Ces arrêts sont très importants dans une situation où les restructurations se succèdent au mépris des intérêts des salariés qui subissent une déqualification professionnelle et des conditions de travail de plus en plus pénibles, sont soumis à des procédures humiliantes et stressantes de contrôle et sont exposés au risque de sanctions ou de licenciement pour insuffisance professionnelle.

Une conséquence concrète sur la question des risques psychosociaux

Cette question relève de ce qu’on appelle les risques psychosociaux qui ont fait l’objet de négociations dans beaucoup d’entreprises.

FO demande que l’employeur s’engage à soumettre toute restructuration importante à une consultation préalable du CHSCT et à une expertise sur les risques que cette restructuration comporte sur le moral et la santé des salariés.

Les employeurs voudraient tout ramener à la détection des risques psychosociaux sans jamais remettre en question une organisation du travail.

Par exemple, un accord négocié chez Generali prévoit la mise en place de réseaux d’alerte en transférant sa responsabilité sur les représentants du personnel et les managers commerciaux ou administratifs.

Ceci est particulièrement grave.

Qui est responsable du harcèlement ? L’employeur qui a décidé la restructuration ou le manager qui est chargé de sa mise en œuvre ?

Pour notre syndicat FO, c’est l’employeur et lui seul puisqu’il refuse de soumettre la restructuration et ses méthodes de gestion à une expertise préalable. D’ailleurs, les managers sont eux-mêmes des victimes potentielles de ces méthodes.

Depuis des années, notre syndicat FO dénonce le fait que l’individualisation, les sous-effectifs, les mesures de contrôle individuel et collectif conduisent à la souffrance des salariés. C’est pourquoi nous réclamons le retour aux droits collectifs et la satisfaction des revendications.

Nous maintenons qu’un accord sur les risques psychosociaux ne peut pas être accepté s’il ne reconnaît pas ces faits et n’impose pas à l’employeur la consultation préalable du CHSCT avec expertise.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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GENERALI : Les alchimistes du droit social

Posté par foassurances le 13 octobre 2009

GENERALI : Les alchimistes du droit social

Retour à l'accueil  La Direction de Generali ne respecte pas le droit du travail et pas même les accords qu’elle signe. Notre syndicat FO a signé le 31 décembre 2006 un accord d’actualisation de l’Unité Economique et Sociale (UES)  Assurances France Generali.

Selon cet accord l’UES est composée des sociétés :

  • Assurances France Generali
  • Generali Vie
  • Generali IARD
  • Generali Immobilier Conseil
  • Generali Immobilier Gestion
  • Novacy
  • Trieste Courtage
  • Generali Réassurance Courtage
  • L’Européenne de Protection Juridique
  • L’Equité
  • Prudence Vie
  • La France Assurances

Selon les décisions de justice (arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 31 mai 2007 confirmé par la Cour de Cassation le 18 décembre 2008), il est interdit à ces sociétés d’établir des bulletins de salaire et des contrats de travail à l’entête de l’UES.

Or des centaines de salariés de Generali ont reçu cet été, pendant les mois de juillet et d’août 2009, des lettres d’affectation. D’autres ont été sollicités fortement pour la signature d’avenants à leur contrat de travail.

Ces lettres et avenants portent l’entête « Entreprise Generali France Assurances » sans aucune mention légale. Quant aux bulletins de salaire, la mention illégale « UES Assurances France Generali » a été remplacée de la même manière par « Entreprise Generali France Assurances ». Il en est de même pour tous les nouveaux contrats de travail, généralement des CDD, qui sont établis au nom de cette « Entreprise Generali France Assurance ».

Regardons bien. Cette « Entreprise Generali France Assurances » ne fait pas partie des sociétés qui composent l’UES.

L’accord du 31 décembre 2006 n’est donc pas respecté. L’arrêt de Cour d’Appel de Paris n’est pas non plus respecté.

Par centaines, des salariés sont déqualifiés, précipités dans l’insécurité par des mutations forcées, exploités dans la précarité des CDD et cela par un bidule appelé « Entreprise Generali France Assurances » impossible à identifier juridiquement. Pour les sociétés juridiques qui composent l’UES,  l’avantage est évident, elles disposent d’une main d’œuvre qui ne peut même pas identifier son employeur, elles peuvent réaliser des mutations à leur gré et même des externalisations.

C’est inacceptable. Notre syndicat FO a décidé de saisir l’administration et la justice.

Ces questions sont d’une grande importance dans un groupe qui est en restructuration permanente. Comme dans tous les grands groupes d’assurances, les restructurations sont menées non pour rechercher une meilleure organisation, ni pour améliorer la qualité mais dans le seul but de réduire le coût du travail.

Notre syndicat FO réclame le respect des décisions de justice.

Notre syndicat FO revendique :

  • L’annulation des lettres d’affectations et des avenants contraires au droit du travail,
  • Aucun déclassement,
  • Pour tous les salariés : un poste de travail correspondant à sa qualification acquise,
  • La suppression des périodes probatoires opposables aux salariés,
  • La garantie d’aucun licenciement, la transformation des contrats précaires en CDI, une proposition d’embauche en CDI pour tous les contrats en alternance,
  • Le maintien de tous les postes de travail et des activités sur place sur les sites existants,
  • La garantie d’aucune externalisation même ponctuelle et le recrutement en CDI à plein temps pour faire face aux sous-effectifs,
  • Le renoncement au motif «insuffisance professionnelle» pour sanctionner ou licencier.

Notre syndicat FO appuie toutes les démarches et actions qui permettent aux salariés de défendre ces revendications dans l’unité.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

loupe.png Cliquez ici pour voir toutes les news (tracts) concernant l’entreprise Generali

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Organiser dans l’unité des Assemblées Générales pour les revendications

Posté par foassurances le 15 avril 2009

Retour à l'accueil  Dans nos branches professionnelles, les conditions de travail se dégradent chaque jour, les plans de restructuration se multiplient. Il y a des délocalisations et des externalisations. Ces plans se traduisent aussi par une politique de spécialisation des sites comme aux AGF ou chez Generali, conçue méthodiquement pour que les salariés perdent le travail pour lequel ils sont qualifiés. Cette politique de spécialisation des sites vise l’industrialisation des métiers de l’assurance et la standardisation des tâches qui permet de tout réduire à des « actes de gestion simple ». La conséquence de ce choix délibéré, est : le transfert des activités sans les salariés qualifiés. On aboutit ainsi à une déqualification généralisée du travail.

Pour les milliers de salariés concernés c’est catastrophique. Ils perdent la qualification qu’ils avaient acquise et sont mis en situation de précarité. Pour les entreprises, cela aboutit à une totale désorganisation mais, peu importe à ceux qui ne visent qu’un but immédiat : la réduction brutale du coût du travail.

Notre syndicat FO combat cette politique en soutenant les revendications :

  • le maintien des activités sur tous les sites
  • le maintien de tous les emplois sur tous les sites
  • le maintien de tous les sites
  • la garantie d’aucun licenciement (cette revendication concerne les salariés prestataires, CCD et intérimaires qui sont les premières victimes des restructurations)
  • la garantie d’aucune déqualification
  • l’arrêt des externalisations

Pour obtenir satisfaction sur ces revendications fondamentales, il est nécessaire d’agir dans l’unité. C’est pourquoi notre syndicat FO propose aux autres organisations syndicales, dans plusieurs entreprises, la convocation d’Assemblées Générales des salariés dans l’unité la plus large possible. (voir notre tract chez Generali Organiser dans l'unité des Assemblées Générales pour les revendications  dans Allianz pdf).

La section fédérale des assurances de la FEC-FO soutient ces propositions d’unité qui s’inscrivent dans les résolutions de nos instances fédérales et confédérales.

En effet, le comité confédéral national de la CGT-FO ainsi que le congrès de notre fédération, la FEC-FO, estimant que la multiplication des journées d’action ne conduirait qu’à l’échec, ont décidé de proposer aux autres organisations syndicales une grève interprofessionnelle franche pour les revendications et l’organisation dans ce cadre d’assemblées générales des salariés dans l’unité d’action la plus large possible.

Il s’agit en effet de s’unir pour un objectif précis : la satisfaction des revendications.

Georges de Oliveira                      Jean-Simon Bitter

loupe.png Voir tous les tracts distribués à Generali

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Tous en grève le 19 mars !

Posté par foassurances le 13 mars 2009

Force Ouvrière 19 mars
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  Communiqué de la section fédérale des assurances de la FEC – FO

 

TOUS EN GREVE LE 19 MARS 2009

 

  • Aucun licenciement

  • Maintien de tous les sites et de toutes les activités et de tous les emplois sur ces sites

  • Arrêts des suppressions d’emploi de prestataires, embauche en CDI de tous les contrats précaires

  • Augmentation générale de 200 euros pour tous.

La section fédérale des assurances appelle les syndicats et salariés à maintenir partout leurs revendications jusqu’à satisfaction.

Rappelons-nous les profits fantastiques qu’ont réalisés les multinationales dans les années 2005, 2006, 2007 et 2008. Que sont-ils devenus ? Quel rôle cette course aux profits a-t-elle joué dans la crise actuelle ? En tout cas pour les salariés, cela se traduit, dans tous les secteurs de la profession, assurances, compagnies et mutuelles, assistances, courtages et agences, par des conditions de travail devenues insupportables, par le blocage des salaires ou leur maintien bien en dessous de la hausse réelle des prix, par les suppressions d’emplois.

Partout il y a individualisation des rémunérations, instauration d’objectifs et contrôle des rendements. Chaque jour il y a des licenciements, le motif « insuffisance professionnelle » totalement arbitraire est souvent utilisé. Partout la pression sur les salariés s’est accrue.

De grands groupes pratiquent une politique de réduction des effectifs en imposant des transferts massifs d’activité ; dans certains cas, comme AXA, il s’agit surtout d’une délocalisation au Maroc, chez Generali et AGF il s’agit surtout de transferts internes. Dans le courtage, il s’agit aussi de licenciements collectifs.

Dans tous les cas le résultat est le même : les salariés perdent leur travail et vivent l’enfer de la précarité. Des milliers de prestataires, d’intérimaires et de CDD sont les premières victimes de la réduction des effectifs.

Voilà ce qui provoque la colère des salariés. Et dans beaucoup d’entreprises la mobilisation des salariés et de leurs organisations syndicales est engagée pour revendiquer les maintiens des activités, l’arrêt des licenciements, les augmentations générales des salaires.

A la MACIF, une pétition CGT et FO pour l’augmentation générale des salaires (10 % avec un minimum de 300 €) a recueilli des milliers de signatures, les MACITEL ont engagé des débrayages sur leurs revendications.

Chez AVIVA, tous les syndicats réclament ensemble une augmentation générale des salaires (3 % avec un minimum mensuel de 100 €).

Chez AXA, les salariés de Wilson ont débrayé avec les syndicats FO et CGT pour le maintien des activités, contre la délocalisation au Maroc, les salariés du site de Montauban réclament le maintien de leur site et de tous les emplois.

À la GMF, les délégués FO et CGT se sont réunis en conférence pour formuler leurs revendications communes, notamment le maintien du statut et d’un emploi sur son site de travail pour chaque salarié,et, en terme de pouvoir d’achat, 3.5 % au 1er janvier 2009 et Le maintien d’un écart positif de 0.7 par rapport à l’inflation constatée en fin d’année,

A Téléassurances, les salariés avec tous les syndicats ont décidé des débrayages reconductibles pour l’augmentation générale des salaires (700 € de plancher, 1500 € de prime exceptionnelle, reconduction de la prime d’ancienneté de 1% par an).

La section fédérale des assurances soutient ces mobilisations qui regroupent salariés et syndicats sur des revendications formulées avec précision. La section fédérale soutient tout particulièrement la mobilisation des travailleurs et syndicats des filiales d’assurances et de toutes les entreprises de Martinique, Guadeloupe, Guyane et de la Réunion dans le cadre de la grève générale pour 200 euros. Elle salue les résultats obtenus qui sont un point d’appui pour tous les salariés.

La section fédérale appelle tous les salariés des assurances, de l’assistance, du courtage et des agences à la grève le 19 mars 2009 sur les revendications suivantes :

  • Aucun licenciement

  • Maintien de tous les sites et de toutes les activités et de tous les emplois sur ces sites

  • Arrêts des suppressions d’emploi de prestataires, embauche en CDI de tous les contrats précaires

  • Augmentation générale de 200 euros pour tous.


La section fédérale des assurances appelle les syndicats et salariés à maintenir partout leurs revendications jusqu’à satisfaction.

Tous en grève le 19 mars 2009

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Publié dans Allianz, AVIVA, AXA, GENERALI, GMF, JEC, MACIF | 1 Commentaire »

Les revendications demeurent jusqu’à satisfaction

Posté par foassurances le 13 février 2009

Retour à l'accueil  Dans la préparation de la grève et des manifestations du 29 janvier, la section fédérale des assurances de la FEC-FO avaient signalé que les appels, souvent intersyndicaux, portaient sur des revendications précises et notamment sur l’augmentation générale des salaires, le maintien des sites de travail, de toutes les activités et de tous les emplois sur ces sites (GMF, MACIF, AVIVA, AXA, GENERALI …). Ces appels correspondent à des mobilisations dans plusieurs entreprises des assurances qui se poursuivent aujourd’hui.

Les directions des entreprises d’assurances feraient bien de réfléchir au succès considérable de la grève dans notre profession et à la puissance des manifestations auxquelles participaient de nombreux collègues. Les revendications qui ont été mises en avant ne seront pas retirées tant qu’elles ne seront pas satisfaites.

Ainsi chez AVIVA notre section FO maintient les revendications d’augmentation générale de 3 % pour tous avec un minimum de 100€. Chez AXA sur le site de Montauban la revendication de maintien du site et de tous les emplois sur le site demeure. Chez GENERALI la section FO propose une pétition commune pour l’augmentation générale des salaires, le maintien de tous les sites de travail, de toutes les activités et de tous les emplois, la transformation des contrats précaires en CDI. A la GMF les délégués FO et CGT ont tenu une conférence sur ces mêmes revendications pour l’emploi et pour une augmentation générale des salaires de 3,5 % au 1er janvier 2009 avec un plancher mensuel de 100 euros et la garantie d’un écart positif de 0,7 % avec l’inflation et une prime forfaitaire de 1500 €.

Chez AXA sur le site Wilson les salariés sont profondément mobilisés pour le retrait du projet de délocalisation et le maintien des activités sur le site. Notre syndicat FO dans l’unité avec la CGT appelle à un débrayage le 5 mars.

Ce même 5 mars les travailleurs et syndicats de la Réunion seront en grève sur les revendications qui mobilisent tous les salariés et syndicats de Guadeloupe et de Martinique et notamment pour une augmentation générale de 200 €.

La section fédérale des assurances leur apporte son total soutien comme elle soutient toutes les mobilisations pour les revendications des salariés. Elle appelle les syndicats FO de l’assurance à préparer sans attendre la grève interprofessionnelle du 19 mars.

Jean-Simon Bitter
Secrétaire de la section fédérale

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