Négociation Protection sociale branche Assurance

Posté par foassurances le 18 mai 2015

Négociation Protection sociale branche Assurance :
Force Ouvrière s’oppose à la réduction de la couverture santé des salariés du secteur

Retour à l'accueil   Pourquoi cette négociation ?

Les salariés de la branche Assurance, en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer, bénéficient du Régime Professionnel des rpp bcacPersonnels (RPP) qui les couvre obligatoirement tant sur les risques de prévoyance (incapacité, invalidité, décès) que sur les risques santé.
Ce régime vient en complément de la Sécurité Sociale pour l’ensemble des salariés actifs des sociétés d’assurances.
Enfin, dans la quasi-totalité des sociétés, les salariés sont également couverts par un contrat sur complémentaire qui améliore le niveau de remboursement.
La nouvelle réglementation issue de l’ANI du 11 janvier, toujours condamné par FO, signé par la CFDT, et la Loi de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013, apporte des modifications qui conditionnent le maintien de « contrat responsable », tant du RPP que des contrats sur complémentaires d’entreprise.
Deux décrets ont défini le « panier de soins » et tout contrat santé dont les prestations seraient inférieures au plancher ou supérieur au plafond de ce panier serait qualifié de « non responsable » et ne serait plus exonéré de cotisation sociale.
En application de ces dispositions et au nom d’une sécurisation juridique des contrats santé, le patronat de l’assurance s’apprête à remettre en cause la couverture santé des salariés. Une négociation a été ouverte par la FFSA et le GEMA au niveau de la branche.

Couverture santé des salariés de la branche Assurance
Vous pouvez voir dans le tableau ci-contre les prises en charge actuelles au niveau de la branche.
Nous pouvons remarquer que par rapport au « panier de soins », certains remboursements sont au-dessus ; c’est le cas par exemple des consultations.
Mais d’autres sont en-dessous du panier de soins, notamment le dentaire et l’optique.
D’autres encore remboursent des prestations non prises en charge par la Sécurité Sociale.
Enfin, chaque salarié doit aujourd’hui supporter une franchise de 24€ par an, souvent prise en charge par les sur complémentaires d’entreprise. 

Lire la suite en  cliquant sur l’image … ou sur ce lien fichier pdf JEC FO Assurances Mai 2015

Jec FO Assurances mai 2015

 

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

FO Assurances : TOUS EN GRÈVE LE 9 AVRIL 2015 !

Posté par foassurances le 24 mars 2015

TOUS EN GRÈVE LE 9 AVRIL 2015 !
Bloquons le gouvernement : Retrait du Pacte de Responsabilité,
Retrait de la Loi MACRON !

dessin jeudi 9 AVRIL

Retour à l'accueil   Le Congrès Confédéral de notre organisation, du 02 au 06 février, a été un moment historique qui s’est terminé par l’appel à une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation dont une sur Paris. Au même moment, la CGT prenait une décision qui allait dans le même sens.
Le 17 février, dans le cadre d’une réunion intersyndicale, un appel commun a été lancé par les confédérations FO et CGT à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 09 avril 2015.

La Section Fédérale des Assurances, bien sûr, soutient cet appel et mettra tout en oeuvre pour réussir cette grève. Elle a invité toutes ses JEC FO Assurances mars 2015 IMAGEstructures à engager la préparation de la grève pour le retrait de toutes les dispositions, dans les entreprises ou au niveau national, qui s’inscrivent dans les plans d’austérité et de destruction des droits collectifs des salariés; « pacte de responsabilité, rigueur budgétaire, réforme territoriale, projet de Loi Macron ».

Mais la résistance existe, y compris au sein des parlementaires de tout bord. Le gouvernement HOLLANDE / VALLS /MACRON est obligé de passer en force en utilisant le fameux 49-3, afin de répondre aux exigences du MEDEF. Même si en 2006, François HOLLANDE avait qualifié l’article de « déni de démocratie ». 

Et pourquoi l’utilise-t-il ? Pour imposer une régression sociale sans précédent.
Car c’est bien de cela dont on parle avec le projet de Loi MACRON. Si la Loi MACRON était finalement adoptée, nous assisterions entre autres :

  • à la banalisation du travail du dimanche et de nuit, mettant fin progressivement aux compensations salariales car, à terme, ce travail ne serait plus exceptionnel ;
  • aux plans de licenciements collectifs dans les entreprises (PSE) de plus en plus sauvages, avec des règles de plus en plus arbitraires et des critères à la seule discrétion des employeurs ;
  • à la dépossession des élus prud’homaux de leurs moyens de rendre la justice, renvoyant nombre de litiges vers des juges professionnels,
  • à la possibilité de court-circuiter le droit du travail et la justice prud’homale par « convention » entre l’employeur et le salarié : rien de moins qu’un bond en arrière de deux siècles !

C’est donc bien l’ensemble du code du travail qui est en cause. Cette loi voudrait donner aux employeurs toute latitude et sécuriser tous leurs projets de régression sociale en détruisant toutes les garanties collectives qui protègent les salariés.

C’est par exemple, ce que voudrait faire la direction d’AIG en France 

Celle-ci, depuis septembre 2014, mène un plan de destruction d’une centaine d’emplois dans le seul but d’augmenter le profit des actionnaires. Ce plan inacceptable vient d’être homologué par la Direccte, alors même qu’il n’est pas conforme à la règlementation en vigueur sur divers points et alors même que l’administration l’avait souligné …

Lire la suite en  cliquant sur l’image … ou sur ce lien fichier pdf JEC FO Assurances Mars 2015

Jec FO Assurances mars 2015

logo cgt fo banques assurances

Vous trouverez ci-joint également, le tract des fédérations FO et CGT pour assurances et banques :
(appel commun)
fichier pdf Tract FEC FO / FSPBA CGT : Grève interprofessionnelle 09 avril 2015

Appel FO & CGT banques assurances 9 avril

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Intervention de J.S Bitter mandaté par le syndicat des Assurances 93 au Congrès Fédéral FO

Posté par foassurances le 13 février 2015

Intervention de Jean Simon Bitter mandaté par le syndicat des Assurances du 93 au 23ème Congrès Fédéral de FO

PSE AIG & Projets de lois Macron & Touraine

 

Retour à l'accueil Le 23 ème Congrès Confédéral de Force Ouvrière a eu lieu à Tours du 2 au 6 février 2015.

 JEC FO Assurances Février 2015

Lire l’article en  cliquant sur l’image … ou sur ce lien fichier pdf JEC FO Assurances Février 2015

Retrouvez ici, l’intervention de Jean-Simon Bitter Assurance 93, le lundi 2 février 2015 au XIIIe Congres de Force Ouvrière à Tours.

Image de prévisualisation YouTube

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans AIG, Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

PSE AIG : Le Pacte de Responsabilité en pratique …

Posté par foassurances le 26 novembre 2014

PSE AIG : Le Pacte de Responsabilité en pratique …

Retour à l'accueil   Le rejet du Pacte de responsabilité, illustré par la sortie de notre organisation syndicale de la pseudo-négociation de la branche Assurances, rencontre d’innombrables échos favorables tant auprès des salariés que de divers syndicats qui pensent que le Pacte de Responsabilité est néfaste pour les salariés, leur emploi, leurs garanties collectives et individuelles, notamment en s’attaquant aux CCN et leurs périmètres.pacte de responsabilité rouleau compresseur

Depuis le début notre Organisation Syndicale dénonce l’effet dévastateur de ce Pacte sur l’ensemble des garanties des salariés ainsi que des acquis de l’ensemble des travailleurs.
Le Pacte de Responsabilité, en plus des cadeaux financiers qu’il offre au patronat, s’inscrit aussi

dans une véritable méthode de remise en cause de toutes les garanties des salariés, de destruction des contrats de travail, des emplois et la porte ouverte aux plans de licenciements. 

Les emplois dans l’assurance sont menacés 

La FFSA compte sur les départs à la retraite pour réduire les effectifs et aggraver la précarité. Dans plusieurs entreprises, la CFDT, principal soutien au pacte de responsabilité, fait mine de réclamer des créations d’emplois qui sont bien moins nombreuses que les suppressions d’emplois. En acceptant que les départs ne sont pas remplacés ils contribuent à la baisse des effectifs et à la dégradation des conditions de travail. C’est ce qu’ils appellent les contreparties !
Les salariés de la succursale française d’AIG Europe ltd, subissent un troisième PSE, Plan de Sauvegarde des Emplois, c’est le nom qu’on donne aujourd’hui aux plans de licenciement.

AIG, leader de l’Assurance mondiale, se porte bien … La société annonce des taux de profit en progression d’année en année (vient, d’ailleurs, de communiqué ses chiffres du troisième trimestre en annonçant 2,2 milliards de dollars de bénéfice), elle avait d’ailleurs en 2013 augmenté de 25% les dividendes des actionnaires.

Le plan de licenciement d’AIG est une attaque brutale contre les emplois et en faveur des délocalisations.
Un tel plan risque de conduire à une accélération des suppressions d’emplois et des délocalisations dans la profession.

Lire la suite en  cliquant sur l’image … ou sur ce lien fichier pdf JEC FO Assurances Novembre 2014

Jec fo Assurances novembre 2014

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans AIG, Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

ASSURANCES : Pacte de Responsabilité = Boîte de Pandore

Posté par foassurances le 8 novembre 2014

ASSURANCES : Pacte de Responsabilité = Boîte de Pandore

Retour à l'accueil   Pandore, à qui Zeus offrit une magnifique boîte pour son mariage avec le frère de Prométhée, n’a pas pu résister à l’envie de l’ouvrir, malgré l’interdiction de le faire. Or en l’ouvrant, ce sont tous les maux de l’humanité qui en sont sortis…
Toutes les politiques, tous les discours, tous les médias abreuvent la population d’une longue litanie indiquant que les maux de la société sont dus aux règles trop contraignantes, insupportables pour les entreprises et qui expliqueraient la situation d’impasse dans laquelle se trouverait notre pays…

Mais que seraient ces règles “ monstrueuses “ ? 

PANDORRE

  • Les droits et règles collectives qui défendent la grande majorité de la population contre les prétentions de quelques uns.
  • Les services publics qui ont été créés sur la base de la gestion à égalité de toute la population, afin de répondre à ses besoins quelle que soient leurs richesses, lieux de résidence ou niveau social.
  • La protection sociale qui au niveau de la santé, répond à la même problématique : répondre aux besoins de toute la population non pas selon sa capacité financière mais selon ses besoins.

On voit donc, ainsi, que ce que l’on veut nous imposer, c’est un changement en profondeur de la société.
Aujourd’hui, c’est toute la construction, fondée notamment sur les droits collectifs, qui est attaquée. Et l’arme de destruction massive, c’est le Pacte de Responsabilité.

Mais ce Pacte se heurte à la résistance des travailleurs ; et cela, malgré les pressions sans précédent du gouvernement sur les entreprises.

Lire la suite en  cliquant sur l’image … ou sur ce lien fichier pdf JEC FO Assurances Octobre 2014

Jec fo Assurances octobre 2014

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Assurance : Quel avenir ?

Posté par foassurances le 24 septembre 2014

ASSURANCE : QUEL AVENIR ?

Retour à l'accueil newgif001.gif   Aujourd’hui l’Assurance est dans une phase de transition qui risque de se traduire par un bouleversement en profondeur de l’activité même. Si cette transformation semble être accompagnée voire encouragée par les patrons de l’Assurance, elle suscite néanmoins de fortes appréhensions notamment concernant les garanties sociales des salariés du secteur, qualifications, rémunérations, conditions de travail, mais également sur le rôle social qu’a toujours eu ce secteur dans la société.

En d’autres termes, le secteur de l’Assurance du vieux continent se laisserait-il hypnotiser par les sirènes de la conception anglo-saxonne de l’assurance, qui nie la solidarité pour parier sur la performance à court terme ?
Cette dernière conception qui est plus conforme à l’orientation purement financière de l’assurance développée depuis plusieurs années par le secteur, peut paraître plus attrayante en termes de performance mais est au combien beaucoup plus risquée tant financièrement que socialement.

L’assurance dans l’histoire

Sans en revenir aux prémisses assurantiels qui dès l’antiquité sont apparus dans le but de sécuriser et de protéger le commerce contre les aléas que représentaient par exemple les pillages ou les force de la nature (naufrage…), nous pouvons nous accorder sur l’existence très rapidement de deux conceptions de l’assurance :

D’un coté, l’une dite modèle maritime ou anglo-saxon, se fonde sur la gestion spéculative et performante des risques. Ce modèle niant l’existence même de lien social, basé sur l’individualisation et la segmentation des risques et des primes.

De l’autre, une qui est basée sur la mutualisation des  risques, à l’intérieur d’une communauté, impliquant une certaine solidarité et en même l’affirmation d’un lien social, concrétisé par l’intérêt des membres de la communauté.

Dans tous les cas l’assurance cherche à répondre aux besoins qu’ont les individus à se prémunir des risques qui peuvent les toucher et remettre en cause leurs moyens de subsistance entraînant une perte de revenu, tant physiquement que matériellement.

Lire la suite en  cliquant sur l’image …

Jec fo Assurances SEPTEMBRE 2014

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Assurances Le Numérique : Stratégies des entreprises et impacts pour les salariés

Posté par foassurances le 22 juillet 2014

Le Numérique dans l’assurance : Stratégies des entreprises et impacts pour les salariés 

Retour à l'accueil newgif001.gif   Le baromètre prospectif de l’évolution des métiers de l’Assurance 2014 introduit sa présentation de la manière suivante : “La digitalisation des entreprises d’assurances est désormais une réalité largement partagée. [….] Reconnaissons que l’enjeu de cette rupture est d’abord d’ordre culturel : dans les représentations liées à l’exercice de son métier, dans la manière de (re)considérer son évolution professionnelle… mais aussi dans les nouveaux rôles attendus de la fonction RH pour accompagner le changement.”

Certains mettent en avant le progrès technique et le potentiel développement de l’humanité. C’est oublier que les progrès techniques peuvent être mis au service de l’humanité ou, au contraire, conduire aux destructions. Cela conduit à une question qui est de savoir si les salariés doivent accepter la remise en cause de tous leurs droits au nom du progrès technique.

Or, la frénésie autour de la soi-disant “révolution numérique” n’a d’autre objectif que de tenter de maintenir la part de rentabilité que réclament les actionnaires parasites dans le cadre d’un système économique qui fonctionne sur sa capacité de destruction…

La crise, qui depuis 2008 a ébranlé certaines certitudes, devient aujourd’hui une “opportunité” qui permet au capital financier, dont les grands groupes de l’Assurance de reprendre leur recherche de profit, quitte à remettre en cause y compris les principes qui fondaient leur activité.

La révolution digitale que prophétise la profession de l’Assurance toucherait le coeur du métier d’Assurance, mais au-delà, aurait des impacts dramatiques pour l’ensemble des salariés de ce secteur, en termes de métiers, qualifications, mobilité …
Les stratégies numériques des sociétés recouvrent des réalités diverses.

Du simple constat du potentiel que représente le canal internet dans la relation commerciale client/assureur en lien avec la multiplication des objets connectés …

Lire la suite en  cliquant sur l’image …

Jec fo juillet aout 2014

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

BONNE VACANCES A TOUS

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Révolution numérique, digitalisation : progrès « Big Brother » ?

Posté par foassurances le 12 juin 2014

Révolution numérique, digitalisation : progrès « Big Brother » ? 

Retour à l'accueil newgif001.gif   Sous couvert d’avancées technologiques notamment dans les domaines informatique, robotique, biotechnologique ; au prétexte, de la collecte automatique de Google de milliards de données et de leur potentielle utilisation pour absorber le marché de l’Assurance.

Les entreprises du secteur de l’Assurance n’ont plus qu’une seule idée à l’esprit : la digitalisation.

En soi la digitalisation, n’est que la dématérialisation des documents par un procédé de numérisation. Mais la véritable révolution numérique qu’elle sous-entend, est beaucoup plus vaste et aux conséquences beaucoup plus menaçantes pour les salariés ainsi que pour l’ensemble de la société.

Le but est clair, « la transformation numérique doit améliorer la productivité et réduire les coûts », comme ne s’en cache pas une banque anglaise (le monde informatique du 06 mars 2014).

Et les dirigeants de sociétés informatiques précisent : « La révolution (numérique) nécessite une transformation  profonde de l’entreprise, à tous les niveaux : organisationnels, managériaux, RH, … une transformation qui peut difficilement être mise en œuvre en mode « Big Bang », et qui devrait également donner lieu à des expérimentations en interne » (L’Usine Digital, 18 février 2014).

Or, des expériences existent déjà dans notre secteur, avec notamment la mise à disposition de ce que l’on appelle des objets connectés (téléphones d’entreprise, ordinateurs, tablettes informatiques…).

Mais plus récemment, Generali serait en passe de fournir à l’ensemble de ses salariés un système de bracelet (du type de ceux que peuvent déjà avoir certains adeptes sportifs) qui collecterait leur état de santé.

Les conséquences potentielles de la collecte par l’employeur de données aussi personnelles et confidentielles que celles concernant la santé, tant au niveau individuel que collectif risquent  d’ouvrir la boite de pandore de la destruction des droits individuels et collectifs des salariés.

La section FO de Generali ne s’y trompe pas et pose les bonnes revendications. Elle ouvre également le débat sur le risque que cette révolution numérique porte sur les libertés fondamentales (voir  extrait de leur dernier tract, ci-après).

Nous sommes aux prémices de cette révolution qui induit de forts risques concernant les droits tant individuels que collectifs des salariés. Les métiers et les qualifications des salariés des assurances sont en danger. L’activité même de l’assurance semble être  remise en cause.

Notre organisation sera vigilante sur les évolutions que veulent concrétiser les employeurs et notamment les fédérations patronales.

Nous serons donc amenés à revenir sur ce dossier. 

Extrait du dernier Tract FO GENERALI

(cliquez sur ce lien pour visualiser l’article)

Generali et  les objets connectés

 

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

Négociation RMA Branche des Assurances & Revendications Force Ouvrière

Posté par foassurances le 30 avril 2014

La négociation des RMA de la branche des Assurances ne répond pas aux revendications des salariés portées par Force Ouvrière  

Retour à l'accueil newgif001.gif Rappelons, d’abord, que la branche Assurances est constituée de 4 Conventions Collectives Nationales :

  ° Producteurs Salariés de Base (non cadres) : CCN du 27 mars 1972,

  ° Echelons Intermédiaires (non cadres) : CCN du 13 novembre 1967,

  ° Administratifs (cadres et non cadres) : CCN du 27 mai 1992,

  ° Inspecteurs d’Assurance (cadres) : CCN du 27 juillet 1992.

Ces Conventions Collectives Nationales ont leurs caractéristiques propres, notamment en termes de rémunération. Leur existence garantie aux bénéficiaires, le respect des spécificités et de la reconnaissance de leurs qualifications.  Il est indispensable de défendre chacune de ces conventions, et d’arracher dans le  cadre de chaque convention, des améliorations qui doivent s’imposer aux entreprises.

Sur cette orientation, notre organisation rejette tous les plans d’austérité, toutes les mesures visant à réduire et à détruire les droits collectifs et à mettre en place la flexibilité, la précarité et conduisant à l’appauvrissement des salariés. Elle  dénonce l’individualisation croissante, la course à la performance et la « culture du résultat » qui détruisent les emplois, les acquis sociaux et les Conventions Collectives.

Face à cette politique, notre organisation revendique :

  • le retour aux augmentations générales de salaires sans plafond pour toutes les catégories, employés et cadres, avec un plancher pour les plus bas salaires,
  • l’instauration ou le retour aux primes de technicité mensuelles,
  • le retour aux négociations des salaires réels et minima dans les branches,
  • un salaire minimum de 2 000 € mensuel,
  • une revalorisation des RMA des branches de 10 %,
  • l’instauration, le maintien ou le retour aux primes d’ancienneté au sein des Conventions Collectives Nationales, garantissant 1 % minimum d’augmentation par an, applicable durant toute la carrière des salariés, et totalement distincte des augmentations générales,
  • l’égalité salariale immédiate entre les hommes et les femmes, à travail égal, Salaire égal.

Pour nos collègues producteurs des Conventions Collectives des PSB et des EI, les revendications défendues par le SYNPA FO sont : 

  • le versement d’un véritable fixe non amortissable mensuel de minimum 2 000 euros pour les PSB et 2 200 euros pour les EI,
  • un commissionnement au premier euro de production,
  • le remboursement des frais professionnels sur la base des frais réels,
  • la suppression des obligations minimales de production,
  • la négociation du taux de commissionnement par catégorie de produit, au niveau de la branche,
  • la suppression de tout commissionnement variable en fonction des frais d’entrée. 

Notre organisation, conformément à la résolution de sa dernière Conférence Nationale Professionnelle, réaffirme que l’augmentation générale des salaires, des pensions, des retraites est urgente.Elle seule peut assurer la nécessaire progression du pouvoir d’achat de tous.

La section fédérale dénonce les rémunérations scandaleuses et outrancières que s’octroient les dirigeants d’entreprises tout en imposant l’austérité aux salariés.

La proposition de la FFSA et du GEMA, lors de la première et seule réunion, était de 0,5 % d’augmentation. Les projets soumis à signature sont aujourd’hui de : 

  • 0,7 % pour toutes les classes de la CCN du 27 mai 1992 sauf  les classes 1 et 2 où elle est de 1 %,
  • 0,7 % pour les EI,
  • 1 % pour les PSB,
  • 0,7 % pour les inspecteurs.

Cela se traduit concrètement par les évolutions suivantes, en termes de rémunérations minimales annuelles :

 

Classes CCN du 27 mai 1992

(Non cadres 1 à 4 et cadres 5 à 7)

RMA 2013

RMA 2014 mis à signature

1

17690

17870

2

18800

18990

3

21650

21810

4

25680

25860

5

30340

30560

6

40110

40400

7

54520

54910

 

Classes CCN du 27 juillet 1992

Inspecteurs d’assurance

RMA 2013

RMA 2014 mis à signature

5

30400

30620

6

40110

40400

7

55970

56370

 

CCN du 27 mars 1972

RMA 2013

RMA 2014 mis à signature

Producteurs salariés de base

17690

17870

 

CCN du 13 novembre 1967

RMA 2013

RMA 2014

Echelons Intermédiaires

19460

19600

 

 Or, il faut savoir que ces revalorisations n’ont que très peu d’impacts réels sur les salaires (sauf peut-être pour certains producteurs).
En effet, dans la majeure partie des sociétés, notamment les plus grandes, il existe une grille de rémunérations minimales qui sont supérieures à celles de la Branche.

C’est par exemple le cas chez AXA : 

Classes CCN du 27 mai 1992

Planchers AXA

RMA 2014 mis à signature

1

19312

17870

2

19674

18990

3

22704

21810

4

26952

25860

5

32408

30560

6

42614

40400

7

57164

54910

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par contre, il faut mettre en relation ces propositions indigentes avec les résultats publiés par les grands groupes du secteur et les rémunérations des dirigeants. 

Prenons à nouveau le groupe AXA (mais c’est vrai pour la plupart des groupes) : en 2013, celui-ci a notamment dégagé un résultat de 4,5 milliards d’euros (soit + 14 %) versé un dividende en hausse de 12,5 %. Le PDG quant à lui a bénéficié de 10 millions de stock options et une retraite chapeau de 38 millions est provisionnée dans les comptes de l’entreprise.

Le représentant de la FFSA nous indique que la profession « serait décriée » par ses pairs car elle proposerait trop d’augmentations salariales.
C’est une véritable provocation.
Certainement pour les dirigeants et les membres des comités de direction mais pas pour les salariés qui subissent d’année en année la perte de leur pouvoir d’achat, la dégradation de leurs conditions de travail, l’augmentation de leur temps de travail, la remise en cause de leurs qualifications et de leur emploi.

De plus, la FFSA et le GEMA ont regroupé, pour la première fois, en une seule négociation, celles qui sont spécifiques à chaque Convention Collective.
Est-ce un pas vers la fusion des Conventions Collectives en violation des engagements passés ?
On le voit la baisse des salaires se conjugue avec la remise en cause des Conventions Collectives.
C’est inacceptable.
Mais nous aurons l’occasion de revenir sur ces questions. 

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO

 

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans JEC | 1 Commentaire »

FORMATION PROFESSIONNELLE : DANGER ?

Posté par foassurances le 4 avril 2014

FORMATION PROFESSIONNELLE : DANGER ?  

Retour à l'accueil newgif001.gif La Loi sur la Formation Professionnelle vient à peine d’être adoptée par le Parlement (27/02/2014) que déjà la négociation dans la Branche Assurances est ouverte et les premières orientations patronales sont avancées.

Celles-ci s’inscrivent dans un cadre législatif dévastateur (1) et présentent à nos yeux des risques évidents quant au devenir de la Formation Professionnelle Continue dans le Secteur des Assurances, ainsi qu’à la pérennité des métiers d’Assurances. 

La Branche Assurances est caractérisée par l’existence d’une « école professionnelle » l’IFPAss (Institut de Formation de la Profession de l’Assurance), qui dispense toujours des formations de haut niveau sanctionnées par des diplômes de l’Education Nationale reconnus partout.

Cette « école » est la garante du maintien de la spécificité des métiers de l’Assurance, laquelle tend à être diluée dans des notions plus larges comme « la Finance » ou aujourd’hui « les Services ».
Ce dispositif d’ »école professionnelle » a permis une véritable promotion sociale pour toute une génération de salariés. Mais est, depuis les années 90, sans cesse remis en cause par les représentants des employeurs. 

Sous des discours qui se veulent rassurants, sur le maintien du niveau de qualité des dispositifs de branche, sur le haut niveau de qualification des métiers de l’Assurance, c’est au contraire une profonde altération de l’ensemble de la construction conventionnelle qui est entreprise. La Formation professionnelle ne peut pas être, comme le voudraient les employeurs, uniquement un moyen d’adaptation des postes de travail aux évolutions souhaitées par les entreprises.

La Loi sur la Formation Professionnelle, en cela, marque un pas supplémentaire. Elle transforme la notion de « formation professionnelle » au bénéfice du concept de Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) (2) qui n’est qu’une boîte à outils des directions des ressources humaines des entreprises chargées de baisser le coût du travail et modeler les salariés au bon vouloir des employeurs, puis s’en défaire quand ils n’en n’ont plus l’utilité … 

Depuis des années, les divers gouvernements sont toujours allés dans le même sens.
Sous couvert de crise économique, de transformation des métiers, le droit de chaque salarié de bénéficier d’une véritable formation professionnelle continue, lui permettant d’obtenir des promotions professionnelles par la reconnaissance de ses qualifications et diplômes, s’est réduit à une obligation de justifier sa propre employabilité. 

En effet, sous le couvert de « Formation Professionnelle » les salariés sont, depuis des années, confrontés à la seule GPEC qui inverse l’obligation qui passe de l’employeur au salarié.
D’ailleurs, le développement de la notion de Sécurisation des parcours professionnels n’est rendu possible que par la destruction du cadre conventionnel qui apporte aux travailleurs la seule véritable sécurité dont ils ont besoin.

La création du Compte Personnel de Formation (CPF) permet encore plus de fissurer le système conventionnel puisqu’il ne rattache plus le droit à la formation, au statut mais à l’individu. Pour autant, le salarié n’en est pas maître puisque le financement est conditionné par le choix dans une liste limitative de formations éligibles …

Quelle place reste-t-il à la négociation de branche, au paritarisme de branche ?

Malheureusement, seul le rôle d’accompagnateur des dispositifs légaux (dont on a vu qu’ils n’ont qu’un but, l’intérêt des entreprises) semble échoir à la CPNFPE (Commission Paritaire Nationale de la Formation Professionnelle et de l’Emploi) et autres structures paritaires.
Même le « choix » des actions de formations est encadré et orienté dans le sens de la compétitivité et performance économique des entreprises ou des territoires. D’ailleurs sur ce dernier point, cela pose la question de l’unité de la république et de l’égalité pour tous partout en France. 

La négociation ouverte en début d’année par la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA) et le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance (GEMA) est donc à haut risque pour les métiers de l’assurance, ainsi que pour les salariés de la Branche.
Sur la forme, des groupes de travail ont été instaurés pour préparer la négociation. Pour notre organisation, nous dénions toute légitimité à ces groupes de travail en termes de négociation. Qu’on les définisse comme des lieux d’informations soit, mais c’est en paritaire que la négociation doit se mener.

Le représentant patronal a présenté, à l’occasion de la dernière CPNFPE qui s’est tenue lundi 03 mars 2014, un projet de Certificat de Compétences Professionnelles Inter branches des Services basé uniquement sur des compétences comportementales, qu’il voudrait voir inscrit au RNCP (Registre National des Certifications Professionnelles)… (dans le but évident de le rendre éligible au financement (3)).
Notre délégation a exprimé son désaccord sur la notion de certification fusse-t-elle interprofessionnelle et encore plus fondée sur des appréciations comportementales.

La notion de transversalité, qui n’est pas nouvelle, est le moyen de remettre en cause la spécificité des métiers de l’Assurance.
Cette notion, de surcroît, est le véhicule qu’emprunte la déqualification. En effet, qu’est ce qui peut être commun à des activités qui n’ont rien avoir entre elles, sinon le plus petit dénominateur commun ? Le sourire d’un accueil, l’attitude respectueuse…
Ces caractères humains, comment pourraient-ils être quantifiables ? Comment pourraient-ils permettre une promotion professionnelle ?
Par contre, on voit bien comment ils peuvent être utilisés pour sanctionner un salarié …

Le financement de la formation professionnelle n’a pas encore été abordé, néanmoins il représente un élément central de la Loi.
Cette Loi qui, pour alléger les « charges » des entreprises, leur fait un cadeau royal.
Passer d’une obligation de financement de 1,6 % de la masse salariale à un 1 % voire moins, c’est peut-être pour certains, une « évolution favorable » pour développer la formation professionnelle. Mais, dans la branche Assurances, le niveau de contribution est de 2,2 % de la masse salariale. Alors, faudrait-il diminuer de plus 50 % le financement de la formation professionnelle dans la branche pour la favoriser ?

Au moment où l’IFPAss subit la pression des employeurs en termes de financement, cela ne pourrait qu’indiquer la volonté patronale de tuer cette structure professionnelle.
La délégation FO s’y opposera fermement.

Nous estimons que les salariés de notre profession méritent d’avoir un institut de haut niveau leur permettant de garantir le niveau de qualification et les spécificités des métiers de l’Assurance.
Nous estimons que les différentes formations qui sont dispensées par l’IFPAss, qu’elles soient en continu ou en alternance, doivent toutes aboutir à l’embauche en contrat à durée indéterminée et à une réelle promotion sociale passant par une reconnaissance salariale.

C’est sur cette orientation que notre délégation se positionnera et revendiquera :

  • la garantie du financement pérenne pour l’IFPAss par les entreprises,
  • l’impérative nécessité de formations professionnelles qualifiantes et diplômantes,
  • l’obligation de proposer un CDI à tous les alternants qui le souhaitent par les entreprises. 

La Section Fédérale des Assurances sera amenée à revenir sur cette négociation ouverte sur laquelle elle sera très attentive.
Mais nous reviendrons également sur cette Loi car elle introduit aussi, des modifications sensibles en ce qui concerne le financement du paritarisme, la représentativité et les comités d’entreprise.

Georges DE OLIVEIRA
Secrétaire Section Fédérale des Assurances
FEC-FO


(1) Loi de Sécurisation de l’Emploi du 14 juin 2013 – Loi sur la Formation professionnelle, l’Emploi et la démocratie sociale de 2014.
(2) Voir à ce titre « l’Accord relatif à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et à la formation professionnelle tout au long de la vie dans les sociétés d’assurances » du 26 mars 2012 dans la branche Assurances.
(3) Cf. article 1er de la Loi, qui fait référence aux articles du code du travail L. 6323-6 et L. 6323-21.

Retour à l'accueil Aller à la page d’accueil

Publié dans Entreprises, JEC | 1 Commentaire »

12345...13
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus